The Valley, Anguilla : la capitale, les plages et les régates de sloops
Guide de la ville avec infos clés, voyages, business et culture.
Aperçu
Des baies protégées par le récif
Les régates de sloops
Les îlots du large
Paillotes et langouste
La capitale et son histoire
Sandy Ground
Histoire
Culture
Infos pratiques
Le meilleur repère pour situer Anguilla n'est pas une distance mais une comparaison. L'île se trouve à huit kilomètres de Saint-Martin, on la voit depuis la côte nord de la collectivité, et elle en constitue l'envers terme à terme : là où Saint-Martin est dense, commerçante, animée et bâtie, Anguilla est plate, silencieuse, dispersée et volontairement peu construite. Cette différence n'est pas un accident de développement mais une décision prise il y a des décennies — aucun poste à quai pour les grands paquebots, pas de casinos, pas de hauteur, un aménagement maintenu bas, éparpillé et cher. Résultat : une île sensiblement plus vide que ses voisines, où une plage de tout premier rang se partage un jour de semaine avec une douzaine de personnes, et dont le prix à payer est un coût de séjour réellement élevé. Géographiquement, Anguilla est une lame de calcaire corallien d'environ vingt-six kilomètres de long sur cinq de large au plus, sans colline, sans rivière, sans forêt : de la broussaille épineuse, des salines, des chèvres — et tout autour, une frange de baies protégées par le récif dont la qualité de sable et d'eau justifie la réputation. The Valley, au centre, est la capitale, et autant le dire franchement : c'est une ville administrative et non une destination. On dort au bord des plages et l'on y vient pour la banque ou le musée. Ce qui tient l'île ensemble socialement n'est d'ailleurs pas le tourisme, mais la régate de sloops.
Découvrir The Valley
La géologie explique Anguilla en deux phrases. C'est une plate-forme basse de calcaire corallien, sans pic volcanique, donc sans relief pour accrocher la pluie : l'île est sèche, broussailleuse et rase, son point culminant est une bosse modeste, et l'intérieur se compose d'épineux, de salines et de chèvres plutôt que de forêt. Cette aridité explique la faiblesse de l'agriculture et le fait que l'île ait longtemps exporté le sel de ses étangs. Elle explique aussi les plages : sans rivière pour ruisseler, rien ne trouble l'eau, et le récif qui borde la majeure partie du littoral maintient les baies calmes et peu profondes. On obtient une succession de croissants de sable blanc poudreux devant une eau d'une clarté saisissante, répartis tout autour de l'île plutôt que concentrés sur une seule façade abritée. La distinction utile ici n'est donc pas de savoir sur quelle côte on se trouve, mais à quel point une baie est aménagée : Shoal Bay East et Meads Bay ont hôtels, bars de plage et un peu de monde ; Rendezvous Bay déroule une très longue étendue face aux reliefs de Saint-Martin ; et bon nombre de baies de l'est et du nord n'ont rien du tout, sinon une piste et une voiture garée.
En général via Sint Maarten (SXM), qui reçoit les long-courriers, puis en franchissant les huit kilomètres de canal : navette publique depuis Marigot, côté français de Saint-Martin, vers Blowing Point, ou liaison privée plus rapide depuis l'aéroport côté néerlandais. Formalités d'immigration à l'arrivée dans les deux cas.
Une heure, honnêtement. C'est une capitale administrative et non une destination — bureaux, banque, supermarché — mais Wallblake House est le plus ancien bâtiment subsistant de l'île et la Heritage Collection vaut bien mieux que sa taille. Personne ne vient à Anguilla pour sa ville, et la ville ne prétend pas le contraire.
Par choix. Anguilla n'a jamais construit de poste à quai pour grands navires et a maintenu un aménagement bas, dispersé et coûteux. La contrepartie est réelle : l'île est nettement plus calme et plus vide que ses voisines, et c'est aussi l'une des plus chères de la région.
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