Saint John's, Antigua : le port, les plages et English Harbour

Guide de la ville avec infos clés, voyages, business et culture.

Aperçu

Depuis la crête du sud d'Antigua, on distingue la Guadeloupe et Montserrat : cette île n'est pas une destination lointaine, c'est la voisine anglophone de l'arc antillais.

Une plage par jour de l'année

Un littoral bas et très découpé, proche des 365 anses — sable poudreux et couchants sur la façade caraïbe, houle, espace et décor sur la façade atlantique.

English Harbour et la voile

Un arsenal géorgien restauré, toujours en service comme marina, au fond de l'un des meilleurs trous à cyclone des Caraïbes, et une saison de régates qui remplit le mouillage.

La capitale

Une cathédrale à deux tours entièrement lambrissée de pitchpin, deux quais d'entrepôts du XIXe siècle restaurés, et un marché public où la ville fait ses courses.

Les frégates de Barbuda

L'une des plus grandes colonies de frégates au monde, nichée dans la mangrove du lagon de Codrington et approchée en petite embarcation, et des kilomètres de sable quasi désert.

Devil's Bridge et les moulins

Une arche calcaire naturelle et ses souffleurs sur la côte atlantique, des dizaines de tours de moulins en pierre dans les champs, et des sentiers de forêt au sud-ouest.

Pepperpot et ananas noir

Le fungee et le pepperpot comme plat national, le ducana au saltfish, et l'ananas noir de la côte sud-ouest, parmi les plus sucrés que l'on puisse goûter.

Histoire

La capitale s'est développée au fond d'une baie profonde de la côte nord-ouest, et le littoral calcaire bas et froissé de l'île explique à la fois son nombre extraordinaire d'anses et, au sud, ces criques presque fermées qui composent l'un des meilleurs abris naturels de la région. L'arsenal du XVIIIe siècle qui y fut établi est le seul arsenal géorgien resté en usage continu, aujourd'hui comme marina. À l'intérieur, des dizaines de tours de moulins en pierre subsistent de l'ère sucrière, archéologie industrielle en plein champ.

Culture

Le fungee accompagné de pepperpot est le plat national : une polenta de maïs et gombo servie avec un ragoût longuement mijoté. Le ducana, papillote de patate douce et coco, accompagne généralement le saltfish. L'ananas noir cultivé au sud-ouest est d'une douceur remarquable, et ce sont les rum shops, plus que les restaurants, qui font les soirées. Festivals : Le carnaval d'Antigua (fin juillet à début août), L'Antigua Sailing Week, au printemps, La régate de yachts classiques. Musées : Musée d'Antigua-et-Barbuda, dans l'ancien palais de justice, Le musée de l'arsenal, à English Harbour, Betty's Hope et ses tours de moulins restaurées.

Infos pratiques

Sécurité : Île facile et accueillante, avec les précautions ordinaires dans la capitale après la nuit tombée. Les conditions de mer diffèrent nettement d'une façade à l'autre : l'Atlantique porte houle et courants, et Devil's Bridge est plus dangereux qu'il n'y paraît — on s'approche trop souvent des souffleurs. Conduite à gauche sur des routes étroites et mal signalées. Saison cyclonique de juin à novembre. Langue : Anglais, doublé d'un créole local largement parlé. Aucune autre langue n'est nécessaire ; le français n'est pas d'usage courant, malgré la proximité de la Guadeloupe. Monnaie : Dollar des Caraïbes orientales, tenu à taux fixe face au dollar américain plutôt que flottant : la conversion est prévisible. Les billets américains passent presque partout, la monnaie revenant en devise locale ; les cartes fonctionnent dans les hôtels et les grands restaurants, rum shops et marchés en espèces.
Aperçu voyage

Une donnée remet tout de suite l'île à sa place : depuis Shirley Heights, la crête qui domine le sud d'Antigua, on voit par temps clair les reliefs de Montserrat et, plus loin, ceux de la Guadeloupe. Antigua n'est pas un ailleurs — c'est la voisine, à un saut de puce, et son nom principal, English Harbour, figure sur la carte mentale de tout marin qui a remonté l'arc antillais. Saint John's occupe le fond d'une baie profonde sur la côte nord-ouest, et c'est une vraie capitale caribéenne plutôt qu'une station : marchés, administrations, minibus, circulation scolaire, avec les quais de croisière greffés sur le front de mer. Le bâtiment qui s'impose d'abord, depuis la mer comme depuis la plupart des rues, est la cathédrale : une église claire à deux tours plantée sur la hauteur, reconstruite en pierre après les séismes. Autour du port, deux quais d'entrepôts restaurés abritent le commerce hors taxes que viennent chercher les navires ; quelques rues en arrière, le marché public bat son plein le vendredi et le samedi matin et vaut bien mieux l'heure qu'on lui accorde. L'île elle-même est basse, sèche et profondément découpée : sa côte est froissée en tant de baies que le fameux décompte de trois cent soixante-cinq plages n'a rien d'absurde. La façade caraïbe, à l'ouest, est calme et concentre les hôtels ; la façade atlantique, à l'est, est plus rude, plus vide et plus spectaculaire.

Découvrir Saint John’s

Saint John's est ramassée et se parcourt le matin, avant la chaleur. Son repère est la cathédrale Saint-Jean-le-Divin, sur un point haut au-dessus du centre, avec deux tours claires visibles depuis le port et depuis la moitié des rues de la ville ; l'intérieur surprend — tout est lambrissé de pitchpin, choix constructif adopté pour que l'édifice encaisse les séismes, et l'effet est celui d'un grand navire de bois retourné. Au bord de l'eau, Heritage Quay et Redcliffe Quay alignent deux séries d'entrepôts du XIXe siècle restaurés, devenus boutiques hors taxes, bars et galeries ; Redcliffe est de loin le plus agréable, brique, charpente et cours ombragées. Quelques rues à l'intérieur, le marché public est l'endroit où la ville fait ses propres affaires : légumes, poisson, épices, et l'ananas noir que l'île cultive sur sa côte sud-ouest et qui compte parmi les plus sucrés au monde. Vendredi et samedi matin sont les moments forts. Le musée, installé dans l'ancien palais de justice de Long Street, est petit et donne une heure utile sur la géologie et l'archéologie de l'île.

Questions fréquemment posées

Assez pour qu'il soit vain d'en discuter. L'île est basse et son littoral très découpé : elle possède réellement un très grand nombre de petites anses. La distinction utile n'est pas le décompte mais la façade — la côte caraïbe est calme et concentre les hôtels, la côte atlantique est plus rude, plus vide et plus spectaculaire.

Un ensemble de criques presque fermées, au sud, formant l'un des meilleurs abris naturels des Caraïbes, avec un arsenal du XVIIIe siècle qui n'est jamais sorti d'usage. Inscrit à l'UNESCO, il fonctionne à la fois comme monument et comme marina : des bâtiments de pierre restaurés, avec des voiliers amarrés devant.

Oui, c'est la seule véritable institution de l'île : steel pan en début de soirée, barbecue, une foule mêlée d'habitants et de visiteurs, et une vue sur les deux ports et la côte sud, avec Montserrat et la Guadeloupe visibles par temps clair. Arrivez assez tôt pour avoir une place au muret.

Missions diplomatiques à Saint John’s

3 missions dans cette ville, regroupées par région.