Saint John's, Antigua : le port, les plages et English Harbour
Guide de la ville avec infos clés, voyages, business et culture.
Aperçu
Une plage par jour de l'année
English Harbour et la voile
La capitale
Les frégates de Barbuda
Devil's Bridge et les moulins
Pepperpot et ananas noir
Histoire
Culture
Infos pratiques
Une donnée remet tout de suite l'île à sa place : depuis Shirley Heights, la crête qui domine le sud d'Antigua, on voit par temps clair les reliefs de Montserrat et, plus loin, ceux de la Guadeloupe. Antigua n'est pas un ailleurs — c'est la voisine, à un saut de puce, et son nom principal, English Harbour, figure sur la carte mentale de tout marin qui a remonté l'arc antillais. Saint John's occupe le fond d'une baie profonde sur la côte nord-ouest, et c'est une vraie capitale caribéenne plutôt qu'une station : marchés, administrations, minibus, circulation scolaire, avec les quais de croisière greffés sur le front de mer. Le bâtiment qui s'impose d'abord, depuis la mer comme depuis la plupart des rues, est la cathédrale : une église claire à deux tours plantée sur la hauteur, reconstruite en pierre après les séismes. Autour du port, deux quais d'entrepôts restaurés abritent le commerce hors taxes que viennent chercher les navires ; quelques rues en arrière, le marché public bat son plein le vendredi et le samedi matin et vaut bien mieux l'heure qu'on lui accorde. L'île elle-même est basse, sèche et profondément découpée : sa côte est froissée en tant de baies que le fameux décompte de trois cent soixante-cinq plages n'a rien d'absurde. La façade caraïbe, à l'ouest, est calme et concentre les hôtels ; la façade atlantique, à l'est, est plus rude, plus vide et plus spectaculaire.
Découvrir Saint John’s
Saint John's est ramassée et se parcourt le matin, avant la chaleur. Son repère est la cathédrale Saint-Jean-le-Divin, sur un point haut au-dessus du centre, avec deux tours claires visibles depuis le port et depuis la moitié des rues de la ville ; l'intérieur surprend — tout est lambrissé de pitchpin, choix constructif adopté pour que l'édifice encaisse les séismes, et l'effet est celui d'un grand navire de bois retourné. Au bord de l'eau, Heritage Quay et Redcliffe Quay alignent deux séries d'entrepôts du XIXe siècle restaurés, devenus boutiques hors taxes, bars et galeries ; Redcliffe est de loin le plus agréable, brique, charpente et cours ombragées. Quelques rues à l'intérieur, le marché public est l'endroit où la ville fait ses propres affaires : légumes, poisson, épices, et l'ananas noir que l'île cultive sur sa côte sud-ouest et qui compte parmi les plus sucrés au monde. Vendredi et samedi matin sont les moments forts. Le musée, installé dans l'ancien palais de justice de Long Street, est petit et donne une heure utile sur la géologie et l'archéologie de l'île.
Assez pour qu'il soit vain d'en discuter. L'île est basse et son littoral très découpé : elle possède réellement un très grand nombre de petites anses. La distinction utile n'est pas le décompte mais la façade — la côte caraïbe est calme et concentre les hôtels, la côte atlantique est plus rude, plus vide et plus spectaculaire.
Un ensemble de criques presque fermées, au sud, formant l'un des meilleurs abris naturels des Caraïbes, avec un arsenal du XVIIIe siècle qui n'est jamais sorti d'usage. Inscrit à l'UNESCO, il fonctionne à la fois comme monument et comme marina : des bâtiments de pierre restaurés, avec des voiliers amarrés devant.
Oui, c'est la seule véritable institution de l'île : steel pan en début de soirée, barbecue, une foule mêlée d'habitants et de visiteurs, et une vue sur les deux ports et la côte sud, avec Montserrat et la Guadeloupe visibles par temps clair. Arrivez assez tôt pour avoir une place au muret.
3 missions dans cette ville, regroupées par région.