Erevan, Arménie : la ville de tuf rose, la Cascade et la montagne
Guide de la ville avec infos clés, voyages, business et culture.
Aperçu
La ville de tuf rose
La Cascade et l'Ararat
Manuscrits et alphabet
Lavash, khorovats et abricots
Garni et Guéghard
Cafés et vie du soir
Histoire
Culture
Infos pratiques
Pour ce lectorat, l'Arménie arrive rarement par une brochure : elle arrive par une voix et par des noms de rue, à Marseille, à Lyon, à Paris, à Montréal. Erevan rend la politesse. La place centrale du quartier des théâtres porte le nom de Charles Aznavour, un musée lui est consacré, et le pays est membre de l'Organisation internationale de la Francophonie — dont il a accueilli le sommet ici même en 2018, ce qui surprend toujours ceux qui l'apprennent. On y entend donc du français plus souvent que la géographie ne le laisserait prévoir. Cela dit, la ville se comprend d'abord par sa pierre. Erevan est posée à un millier de mètres d'altitude, sur une pente au-dessus d'une gorge, dans un paysage de volcans éteints, avec le double cône de l'Ararat qui occupe tout l'horizon du sud-ouest — assez proche pour dominer chaque échappée, et situé au-delà de la frontière, en Turquie. Presque tout est bâti dans le tuf volcanique local, décliné du crème au rose et à l'abricot, si bien que des avenues entières partagent la même teinte et que la ville vire à la lumière rasante. Cette unité n'a rien d'un hasard : la capitale a été largement redessinée dans les années 1920 par l'architecte Alexandre Tamanian, sur un plan radioconcentrique — boulevard circulaire, avenues rayonnantes, place monumentale — entièrement exécuté dans cette pierre.
Découvrir Erevan
La pierre est la première chose à saisir. Le passé volcanique de la région a laissé d'énormes gisements de tuf — roche légère et facile à travailler, formée de cendres consolidées — dans des teintes allant du crème pâle au rose puis à un rouge abricot, et Erevan en est parementée presque partout. Comme il se taille aisément et durcit à l'air, il se prêtait à la construction de masse ; comme les carrières locales donnent ces teintes-là, on obtient une capitale d'une seule palette. L'effet culmine aux deux extrémités du jour, quand le soleil bas rend les façades franchement roses. La seconde moitié de l'explication tient à l'urbanisme. Dans les années 1920, Alexandre Tamanian redessine la ville selon un plan radioconcentrique : un boulevard vert en anneau à l'emplacement des anciennes limites, de larges avenues rayonnant depuis une place centrale, et un langage architectural délibéré, mêlant proportions classiques et motifs empruntés à la sculpture des églises arméniennes médiévales — arcatures, bordures géométriques, rosaces que l'on finit par remarquer jusque sur des immeubles d'habitation ordinaires. La place de la République en est la pièce maîtresse : un ovale de bâtiments de tuf autour d'un bassin, illuminé le soir.
Parce qu'elle est bâtie dans une seule pierre. Le passé volcanique de la région a laissé d'immenses gisements de tuf aux teintes rose, crème et abricot, dont la capitale est parementée presque partout : des avenues entières partagent la même palette et la ville vire visiblement à la lumière rasante, surtout tôt et tard.
Oui, par temps clair il occupe tout l'horizon du sud-ouest, et le sommet de la Cascade en est le point de vue classique. Il se dresse au-delà de la frontière, en Turquie. La brume estivale le masque fréquemment : les matins de printemps et d'automne offrent de bien meilleures chances.
Plus qu'ailleurs dans la région. L'Arménie est membre de l'Organisation internationale de la Francophonie et en a accueilli le sommet à Erevan ; la ville a une place et un musée Charles-Aznavour, et les liens avec la diaspora francophone entretiennent un usage réel, quoique minoritaire à côté du russe et de l'anglais.
3 missions dans cette ville, regroupées par région.