Belize City : le port, la barrière de corail et la route des cayes

Guide de la ville avec infos clés, voyages, business et culture.

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Aperçu

Le Grand Trou Bleu, que Cousteau a rendu célèbre en y menant la Calypso, se trouve au large d'ici — et la ville qui y donne accès n'est pas, contrairement à ce que son nom laisse croire, la capitale du Belize.

Barrière de corail et cayes

La plus longue barrière des Amériques à une heure du large, avec la lenteur à vélo de Caye Caulker et la ville balnéaire plus animée de San Pedro, toutes deux en navette.

Le pont tournant et le vieux quartier

Un pont tournant encore manœuvré à la barre, une cathédrale bâtie en brique de lest, des maisons de bois sur pilotis à persiennes, et le front de mer de Fort George.

Sites mayas

Altun Ha à une heure au nord, Lamanai atteint en remontant la New River entre crocodiles et singes hurleurs, et Xunantunich au-delà d'un bac à manivelle.

Une ville à six langues

Anglais officiel, kriol comme langue véhiculaire quotidienne, espagnol très répandu, garifuna sur la côte, langues mayas à l'intérieur et plautdietsch des colonies agricoles.

Le Grand Trou Bleu

Un effondrement de plus de trois cents mètres de diamètre sur le récif de Lighthouse, bleu nuit sur les hauts-fonds pâles — plongée technique exigeante, survol pour tous les autres.

Rice and beans et fry jacks

Riz et haricots cuits ensemble au lait de coco avec du poulet en ragoût, beignets fry jacks au petit-déjeuner, ceviche de lambi sur la côte et sauces habanero sur chaque table.

Histoire

Belize City s'est développée à l'embouchure du Haulover Creek comme port et centre commerçant du pays, basse et bâtie en grande partie sur bois et remblai. Après le passage d'un cyclone dans les années 1960, le siège du gouvernement a été transféré quatre-vingts kilomètres à l'intérieur, dans la ville de Belmopan créée pour cela, laissant à la ville côtière le port, l'aéroport et le rôle de plaque tournante plutôt que le statut de capitale. Au large, la barrière qui abrite la côte est la plus longue des Amériques.

Culture

Le rice and beans — riz et haricots cuits ensemble au lait de coco, à distinguer des beans and rice servis séparément — accompagné de poulet en ragoût est le plat national. Fry jacks et haricots frits composent le petit-déjeuner courant, le ceviche de lambi et le vivaneau grillé viennent de la côte, et les sauces habanero de fabrication locale sont sur toutes les tables. Festivals : Le Garifuna Settlement Day (19 novembre), Les September Celebrations, la saison nationale, La Ruta Maya (mars), course de canoë de quatre jours. Musées : Le musée du Belize, dans un bâtiment de brique du XIXe siècle, L'espace d'art contemporain Image Factory, L'exposition Old Belize, à l'ouest du centre.

Infos pratiques

Sécurité : Le bon sens urbain d'une ville portuaire suffit : ne pas exposer ses affaires, prendre un taxi plutôt que marcher la nuit ou avec des bagages, et interroger son hébergement sur les conditions du moment, plus fiable que n'importe quelle consigne imprimée. Les taxis sont bon marché et le prix se convient avant le départ. La ville est basse, et la saison des pluies, de juin à novembre, recouvre la saison cyclonique. Langue : L'anglais est officiel — cas unique en Amérique centrale — et le kriol bélizien sert de langue véhiculaire quotidienne. L'espagnol est très largement parlé, avec le garifuna sur la côte, plusieurs langues mayas à l'intérieur et le plautdietsch dans les colonies agricoles. Le français n'est pas pratiqué. Monnaie : Dollar bélizien, tenu à taux fixe face au dollar américain plutôt que flottant, ce qui simplifie la conversion. Les billets américains passent presque partout ; les cartes fonctionnent dans les hôtels et les grands restaurants, marchés, autocars et navettes préférant les espèces.
Aperçu voyage

Ce lectorat connaît déjà le point d'orgue du pays sans forcément savoir où il se trouve : le Grand Trou Bleu, cercle bleu nuit posé au milieu des hauts-fonds pâles du récif de Lighthouse, doit sa notoriété mondiale à Jacques-Yves Cousteau, qui y conduisit la Calypso en 1971 et dont les images l'ont installé dans l'imaginaire commun. Il se trouve au large de Belize City — et il faut aussitôt corriger ce que le nom de cette ville laisse croire : Belize City n'est PAS la capitale du Belize. Après qu'un cyclone eut ravagé cette ville côtière et basse dans les années 1960, le siège du gouvernement a été transféré quatre-vingts kilomètres à l'intérieur, dans une ville créée pour cela, Belmopan, où il est resté. Belize City a conservé tout le reste : le port, l'aéroport international, le réseau d'autocars, le terminal des navettes maritimes, le centre commerçant et environ un cinquième de la population du pays. C'est donc une plaque tournante et non une destination, et la traiter comme telle est la clé. La ville s'étend à l'embouchure du Haulover Creek, coupée en deux rives que relie un pont tournant manœuvré à la main, avec un petit quartier historique de maisons de bois sur pilotis, une cathédrale de brique et une promenade de front de mer autour de Fort George. Une demi-journée, faite volontairement plutôt qu'en courant vers le bateau. Au large : la plus longue barrière de corail des Amériques, inscrite à l'UNESCO, et les cayes égrenées le long d'elle.

Découvrir Belize City

La capitale a été déplacée à l'intérieur des terres dans les années 1960, vers une ville bâtie exprès, et cette seule décision administrative explique le Belize City d'aujourd'hui. Privée du gouvernement, la ville a gardé le commerce et la connexion : le port en eau profonde, l'aéroport international, le terminus des lignes d'autocars du pays et — le plus utile au voyageur — les terminaux de navettes d'où les bateaux partent pour les cayes tout au long de la journée. Un cinquième environ de la population nationale y vit, ce qui, dans un pays de cette taille, représente une soixantaine de milliers de personnes : on est donc à l'échelle d'une grosse bourgade plutôt que d'une métropole. Conséquence pratique : presque tout séjour au Belize y transite, et la seule question est de savoir si l'on s'y arrête. En faveur de l'arrêt : un quartier historique compact qui se parcourt en deux heures et un musée national réellement bon. Contre : le récif, les cayes et les sites mayas sont tous meilleurs et tous ailleurs. Un itinéraire raisonnable accorde à la ville une matinée en début ou en fin de voyage et dort autre part — ce que font la plupart des habitués.

Questions fréquemment posées

Non — c'est Belmopan, à quatre-vingts kilomètres à l'intérieur, depuis le transfert du siège du gouvernement après un cyclone dans les années 1960. Belize City a gardé le port, l'aéroport international, le réseau d'autocars et les navettes maritimes : c'est la plaque tournante du pays, pas son siège administratif.

En navette maritime, depuis les terminaux du centre-ville, avec des départs tout au long de la journée. Comptez environ quarante-cinq minutes pour Caye Caulker et une heure et demie pour Ambergris Caye — San Pedro. Il existe aussi de courts vols intérieurs, et les deux îles se visitent à la journée comme s'y séjournent.

Le plonger, non : c'est une plongée profonde exigeante, réservée aux niveaux confirmés. Le voir, oui — le survol en avion léger depuis Belize City ou San Pedro est ce que font la plupart des visiteurs, et c'est de là que vient l'image que Cousteau a rendue célèbre. Choisissez une matinée dégagée.

Missions diplomatiques à Belize City

2 missions dans cette ville, regroupées par région.