Phnom Penh, Cambodge : les Quatre-Bras, le Palais royal et les marchés
Guide de la ville avec infos clés, voyages, business et culture.
Aperçu
Les Quatre-Bras et le fleuve
Palais royal et Pagode d'argent
Sculpture khmère et Wat Phnom
Compartiments et Art déco
Poivre de Kampot et kuy teav
Marchés
Histoire
Culture
Infos pratiques
Le français a gardé pour ce confluent un nom que l'anglais n'a pas : les Quatre-Bras. Devant la ville, le Mékong descend du nord, le Tonlé Sap le rejoint par le nord-ouest et le Bassac repart vers le sud — trois fleuves, quatre branches, et un croisement que les Khmers nomment Chaktomuk, les quatre faces. Le phénomène remarquable est saisonnier : à la mousson, le Mékong roule tant d'eau qu'il refoule le Tonlé Sap et le fait remonter son propre lit jusqu'au grand lac de l'intérieur, qui enfle à plusieurs fois sa taille d'étiage ; quand le Mékong baisse, le lac se vide et la rivière se remet à couler dans le bon sens. Une capitale s'est installée sur cette charnière parce que c'est là qu'arrivent le trafic, le poisson et la crue. Le reste s'est déposé par couches : une ville basse au bord de l'eau, une enceinte royale et sa Pagode d'argent face au fleuve, un musée national qui conserve la plus belle sculpture angkorienne du monde, une trame de rues numérotées bordée de compartiments à arcades et de volets de bois, et des marchés — dont une halle Art déco des années 1930 coiffée d'une coupole — qui restent le centre commercial de la ville. Phnom Penh est plus petite et plus basse que la plupart des capitales d'Asie du Sud-Est, et se prend lentement : une promenade au bord du fleuve au crépuscule, quand toute la ville sort, un marché le matin, le palais, un long déjeuner. Deux jours suffisent, et ils valent mieux que de traiter la ville comme l'aéroport d'Angkor.
Découvrir Phnom Penh
Depuis la promenade du bord de l'eau, on regarde l'une des curiosités hydrologiques les plus nettes de la planète. Trois cours d'eau s'y rejoignent en quatre branches — le Mékong venu du nord, le Tonlé Sap arrivant du nord-ouest, le Bassac se détachant vers le sud — d'où le nom khmer de Chaktomuk, les quatre faces, et le nom français d'usage, les Quatre-Bras. L'extraordinaire est saisonnier. Pendant la mousson, le débit du Mékong est tel qu'il submerge le carrefour et repousse le Tonlé Sap vers l'amont, jusqu'au grand lac intérieur qui gonfle démesurément. Quand le Mékong faiblit, le lac se vide et la rivière reprend son sens normal. Cette inversion gouverne la pêche qui nourrit une grande partie du pays, et l'instant où elle bascule est marqué par la Fête des eaux : les équipages de pirogues courent devant la ville et Phnom Penh se remplit de gens venus des provinces. Hors festival, le fleuve reste le salon de la capitale — la promenade se garnit chaque soir de familles, de cours de gymnastique, de marchands ambulants et de vendeurs de cerfs-volants, et c'est la meilleure heure pour être dehors.
Deux jours se justifient pleinement. Le Musée national conserve les originaux de la sculpture khmère dont les copies se dressent sur les sites : le voir avant Angkor change réellement la lecture des temples. Le palais, les marchés et le bord de fleuve montrent par ailleurs un tout autre versant du pays.
Parce que le Mékong prend le dessus. À la mousson, son débit au confluent est tel qu'il refoule le Tonlé Sap vers l'amont, jusqu'au grand lac intérieur qui enfle énormément. Quand le Mékong baisse, le lac se vide et la rivière se remet à l'endroit — bascule que célèbre la Fête des eaux.
Le kuy teav au petit-déjeuner et l'amok à midi. À rapporter : le poivre de Kampot, cultivé à quelques heures au sud et l'un des rares poivres à indication géographique — et, à goûter sur place uniquement, le poivre vert en grappes fraîches, qui ne voyage pas.
3 missions dans cette ville, regroupées par région.