Phnom Penh, Cambodge : les Quatre-Bras, le Palais royal et les marchés

Guide de la ville avec infos clés, voyages, business et culture.

CambodgePhnom Penh

Aperçu

Phnom Penh est posée là où trois fleuves se rencontrent — et où l'un d'eux remonte son propre cours une partie de l'année, singularité qui a fait la ville, son calendrier et sa table.

Les Quatre-Bras et le fleuve

Le confluent où trois fleuves se rejoignent en quatre branches, l'inversion saisonnière du Tonlé Sap, les courses de pirogues de la Fête des eaux et une promenade qui se remplit chaque soir.

Palais royal et Pagode d'argent

La salle du Trône et sa flèche, une pagode au sol de dalles d'argent massif, un Bouddha de cristal vert et la longue fresque du Reamker sur le mur d'enceinte.

Sculpture khmère et Wat Phnom

La collection angkorienne et préangkorienne du Musée national — les originaux dont les copies sont aux temples — et le sanctuaire de colline qui a donné son nom à la ville.

Compartiments et Art déco

Une trame de rues numérotées du XXe siècle, des rues à arcades reprises par cafés et galeries, et la halle centrale de 1930 sous sa coupole comme pièce maîtresse.

Poivre de Kampot et kuy teav

Le poivre à indication géographique de la côte sud, le poivre vert frais qui ne s'exporte pas, le bouillon de porc du petit matin et l'amok en feuille de bananier.

Marchés

La coupole du marché central pour l'or et l'horlogerie, la halle basse du marché russe pour textiles et argenterie, et le Phsar Kandal près du fleuve pour le frais.

Histoire

La ville doit son nom à une colline et à une légende de fondation : une femme nommée Penh aurait recueilli des effigies sacrées dans le fleuve et élevé un sanctuaire sur le seul relief d'un paysage plat — d'où Phnom Penh, la colline de Penh. Sa position au confluent des Quatre-Bras en a fait une capitale et un port fluvial naturels, et une trame de rues régulière, des compartiments à arcades et une halle Art déco à coupole se sont superposés à la ville ancienne dans la première moitié du XXe siècle.

Culture

Le kuy teav, bouillon de porc clair aux nouilles de riz fini à table, est le petit-déjeuner courant. L'amok — curry de poisson au coco cuit en feuille de bananier jusqu'à prendre — est le plat national. Cuisine moins pimentée que la thaïe, bâtie sur le prahok fermenté, avec le poivre de Kampot comme signature régionale, y compris en grappes vertes fraîches qui ne s'exportent pas. Festivals : La Fête des eaux, au basculement du Tonlé Sap, Le nouvel an khmer (avril), Pchum Ben, la fête des ancêtres. Musées : Musée national du Cambodge, La collection de la Pagode d'argent.

Infos pratiques

Sécurité : Capitale débonnaire où s'applique la vigilance urbaine ordinaire ; l'arrachage de sacs depuis une moto est l'incident le plus souvent rapporté — portez le sac du côté intérieur du trottoir. La saison chaude de mars à mai est rude et les visites de milieu de journée sont à éviter. La tenue exigée au palais — épaules et genoux couverts — est contrôlée à l'entrée. Langue : Khmer. L'anglais est la seconde langue courante dans l'hôtellerie et chez les conducteurs de tuk-tuk. Le français se rencontre encore chez certains Cambodgiens âgés et dans quelques institutions, mais il ne faut plus compter dessus au quotidien. Monnaie : Le riel circule à côté du dollar américain : les prix sont souvent affichés en dollars, la monnaie rendue en riels pour les appoints. Les cartes fonctionnent dans les hôtels et les restaurants établis ; marchés et tuk-tuks se règlent en espèces.
Aperçu voyage

Le français a gardé pour ce confluent un nom que l'anglais n'a pas : les Quatre-Bras. Devant la ville, le Mékong descend du nord, le Tonlé Sap le rejoint par le nord-ouest et le Bassac repart vers le sud — trois fleuves, quatre branches, et un croisement que les Khmers nomment Chaktomuk, les quatre faces. Le phénomène remarquable est saisonnier : à la mousson, le Mékong roule tant d'eau qu'il refoule le Tonlé Sap et le fait remonter son propre lit jusqu'au grand lac de l'intérieur, qui enfle à plusieurs fois sa taille d'étiage ; quand le Mékong baisse, le lac se vide et la rivière se remet à couler dans le bon sens. Une capitale s'est installée sur cette charnière parce que c'est là qu'arrivent le trafic, le poisson et la crue. Le reste s'est déposé par couches : une ville basse au bord de l'eau, une enceinte royale et sa Pagode d'argent face au fleuve, un musée national qui conserve la plus belle sculpture angkorienne du monde, une trame de rues numérotées bordée de compartiments à arcades et de volets de bois, et des marchés — dont une halle Art déco des années 1930 coiffée d'une coupole — qui restent le centre commercial de la ville. Phnom Penh est plus petite et plus basse que la plupart des capitales d'Asie du Sud-Est, et se prend lentement : une promenade au bord du fleuve au crépuscule, quand toute la ville sort, un marché le matin, le palais, un long déjeuner. Deux jours suffisent, et ils valent mieux que de traiter la ville comme l'aéroport d'Angkor.

Découvrir Phnom Penh

Depuis la promenade du bord de l'eau, on regarde l'une des curiosités hydrologiques les plus nettes de la planète. Trois cours d'eau s'y rejoignent en quatre branches — le Mékong venu du nord, le Tonlé Sap arrivant du nord-ouest, le Bassac se détachant vers le sud — d'où le nom khmer de Chaktomuk, les quatre faces, et le nom français d'usage, les Quatre-Bras. L'extraordinaire est saisonnier. Pendant la mousson, le débit du Mékong est tel qu'il submerge le carrefour et repousse le Tonlé Sap vers l'amont, jusqu'au grand lac intérieur qui gonfle démesurément. Quand le Mékong faiblit, le lac se vide et la rivière reprend son sens normal. Cette inversion gouverne la pêche qui nourrit une grande partie du pays, et l'instant où elle bascule est marqué par la Fête des eaux : les équipages de pirogues courent devant la ville et Phnom Penh se remplit de gens venus des provinces. Hors festival, le fleuve reste le salon de la capitale — la promenade se garnit chaque soir de familles, de cours de gymnastique, de marchands ambulants et de vendeurs de cerfs-volants, et c'est la meilleure heure pour être dehors.

Questions fréquemment posées

Deux jours se justifient pleinement. Le Musée national conserve les originaux de la sculpture khmère dont les copies se dressent sur les sites : le voir avant Angkor change réellement la lecture des temples. Le palais, les marchés et le bord de fleuve montrent par ailleurs un tout autre versant du pays.

Parce que le Mékong prend le dessus. À la mousson, son débit au confluent est tel qu'il refoule le Tonlé Sap vers l'amont, jusqu'au grand lac intérieur qui enfle énormément. Quand le Mékong baisse, le lac se vide et la rivière se remet à l'endroit — bascule que célèbre la Fête des eaux.

Le kuy teav au petit-déjeuner et l'amok à midi. À rapporter : le poivre de Kampot, cultivé à quelques heures au sud et l'un des rares poivres à indication géographique — et, à goûter sur place uniquement, le poivre vert en grappes fraîches, qui ne voyage pas.

Missions diplomatiques à Phnom Penh

3 missions dans cette ville, regroupées par région.