Aperçu
La liqueur de curaçao
Le pont flottant et le port
La vieille ville UNESCO
Plongée et plages
Culture
Infos pratiques
Il y a de fortes chances que vous ayez bu Willemstad avant de la voir : le curaçao, cette liqueur d'orange que tout bar francophone garde en rayon, tire son nom de cette île et se distille toujours ici, à partir de l'écorce séchée du laraha, l'agrume local. La ville elle-même tient sur les deux rives de la baie de Sainte-Anne, un chenal étroit qu'empruntent chaque jour de vrais cargos : Punda à l'est, Otrobanda à l'ouest, face à face de part et d'autre de l'eau. L'alignement de maisons de négociants à pignons peintes de jaunes, de roses et de bleus pâles le long du Handelskade est l'image que tout le monde connaît ; derrière elle, plus de 750 bâtiments protégés, inscrits à l'UNESCO depuis 1997, font de la vieille ville un lieu où l'on marche plutôt qu'un simple cliché. Entre les deux rives, le pont Queen Emma — une passerelle de 1888 posée sur des pontons — s'écarte tout entier dès qu'un navire se présente, plusieurs fois par jour, des bacs gratuits prenant le relais pendant l'ouverture. Au-delà de la carte postale, la ville se lit par couches : Pietermaai et ses maisons restaurées concentrent les tables et la musique du soir, le Marshe Bieuw sert la cuisine créole de l'île sur de longues tables communes, Scharloo aligne ses villas ouvragées, et les plages et entrées de plongée de la côte sous le vent sont à vingt minutes de voiture.
Découvrir Willemstad
La liqueur bleue des cocktails porte le nom de cette île et vient bel et bien d'ici. On la distille à Landhuis Chobolobo, une maison de campagne à quelques minutes du centre, à partir de l'écorce séchée du laraha — un agrume descendu d'orangers qui se sont mal adaptés à un sol aride et remarquablement bien à un alambic : la chair reste amère et immangeable, l'écorce concentre tout le parfum. La visite règle une question que se posent beaucoup de visiteurs francophones : le produit naturel est doré, et le bleu emblématique doit sa couleur à un colorant ajouté. On y goûte aussi les versions ambrée, verte et rouge, strictement identiques au palais.
Oui, et c'est l'une des bonnes surprises du voyage. Elle se distille à Landhuis Chobolobo, à quelques minutes du centre, à partir de l'écorce séchée du laraha : un agrume issu d'orangers mal adaptés au sol aride de l'île, dont la chair est restée amère et immangeable tandis que l'écorce concentrait un parfum remarquable. La visite corrige au passage l'idée que le bleu serait naturel — le produit d'origine est doré, la couleur emblématique vient d'un colorant, et les versions bleue, verte et rouge ont exactement le même goût. Le nom que porte la bouteille est simplement celui du lieu.
Deux jours suffisent à faire la vieille ville correctement : une journée pour Punda, le pont, la synagogue et le marché, une seconde pour Otrobanda, Kura Hulanda et Pietermaai le soir. La plupart des voyageurs restent plus longtemps sur l'île et utilisent la ville comme base, ce qui est la bonne approche : les plages et les entrées de plongée de la côte sous le vent sont à vingt minutes ou une heure, et les parcs nationaux de l'extrémité ouest occupent une journée entière. Une semaine permet la ville, la côte et l'intérieur sans rien bâcler.
Par la structure, oui, et de façon frappante ; par le vocabulaire, presque pas. Le papiamento est un créole à base portugaise et espagnole, complété de néerlandais, d'anglais et de langues ouest-africaines, là où les créoles de Martinique, de Guadeloupe ou d'Haïti ont une base lexicale française. Un créolophone reconnaît donc immédiatement le mouvement de la phrase et la logique grammaticale tout en butant sur les mots : la sensation est déroutante et éclairante à la fois. Trois mots suffisent à ouvrir les portes — « bon bini », « bon dia », « danki » — et l'anglais fonctionne partout dans le tourisme.
2 missions dans cette ville, regroupées par région.