Roseau, Dominique : la capitale de l'île Nature, ses rivières et le lac Bouillant

Guide de la ville avec infos clés, voyages, business et culture.

DominiqueSaint George

Aperçu

Entre la Guadeloupe et la Martinique se trouve une île que peu de voyageurs francophones poussent jusqu'à visiter : la Dominique, verticale, forestière, sans plages de carte postale — et à quelques heures de navette.

La marche du lac Bouillant

Six à huit heures aller-retour par la Vallée de la Désolation fumante jusqu'au deuxième lac chaud du monde — une vraie journée de montagne, guidée, et la randonnée qui définit l'île.

Cascades, gorges et sources chaudes

Les deux chutes de Trafalgar et le ruisseau chaud à leur pied, la remontée à la nage de la gorge de Titou, l'Emerald Pool en forêt, et des sources sulfureuses pour finir.

Des cachalots résidents

Des groupes familiaux qui vivent au large de la côte ouest toute l'année au lieu d'y passer, dans une eau profonde toute proche — de novembre à mars, en sorties encadrées.

Champagne Reef et le tombant

Des évents géothermiques qui font monter des colonnes de bulles à travers le corail, un plateau étroit qui rapproche les tombants du bord, et un cratère noyé au sud.

Le sentier Waitukubuli

Le premier sentier de grande randonnée des Caraïbes, quatorze segments sur toute la longueur de l'île, de difficulté très inégale — à choisir sur conseil local.

Roseau et le marché du samedi

Vérandas à claire-voie et débords ombragés sur une trame serrée, la place du Vieux Marché, un jardin botanique et son autobus sous un baobab, et le marché de la rivière.

Histoire

Roseau occupe une étroite banquette entre la mer et le mur montagneux, sur la côte sud-ouest abritée de la Dominique, et sa trame serrée de maisons de bois à balcons ouvragés et débords ombragés est une architecture domestique dictée par la chaleur, la pluie et le manque de terrain plat. La jeunesse géologique de l'île et son volcanisme toujours actif expliquent ses montagnes, ses rivières, son sable sombre et ses fumerolles intérieures. La Dominique demeure le foyer de la dernière communauté autochtone organisée des Caraïbes, autonome sur son territoire de la côte nord-est.

Culture

Soupe de callaloo, morue aux « figues vertes » — des bananes à cuire et non des fruits — écrevisses de rivière et bakes au petit-déjeuner. Le cocoa tea, préparé avec le cacao local et des épices, est la boisson du matin à demander, et les tisanes de plantes se prennent au sérieux. Le marché du samedi, au bord de la rivière, montre le mieux ce que l'île produit réellement. Festivals : Le World Creole Music Festival (fin octobre), Le carnaval, avant le carême, La saison de l'indépendance, costumes traditionnels et événements en kwéyòl. Musées : Le musée de la Dominique, sur le front de mer, Le village culturel kalinago Barana Autê, La volière à perroquets du jardin botanique.

Infos pratiques

Sécurité : Les risques tiennent au terrain et à l'eau, non à l'insécurité. L'itinéraire du lac Bouillant est une vraie course de montagne — guide, départ matinal, chaussures adaptées — et la Vallée de la Désolation présente des sols instables et brûlants où l'on suit la trace du guide sans s'en écarter. Les rivières montent vite après la pluie et les gués deviennent infranchissables. Routes raides, étroites, mouillées, conduite à gauche. La pluie est possible tous les mois. Langue : L'anglais est la langue officielle, et le kwéyòl — créole à base lexicale française, très largement partagé avec la Guadeloupe et la Martinique — est couramment parlé et activement promu. Les visiteurs venus des îles françaises voisines constatent souvent qu'ils en comprennent beaucoup. Monnaie : Dollar des Caraïbes orientales, tenu à taux fixe face au dollar américain. Les billets américains passent dans le circuit touristique, la monnaie revenant en devise locale ; cartes dans les hôtels et grands restaurants, espèces au marché, dans les minibus et avec les guides.
Aperçu voyage

Depuis Pointe-à-Pitre comme depuis Fort-de-France, quelques heures de navette maritime suffisent, et l'on accoste au bord de mer de Roseau : la Dominique est littéralement l'île du milieu, coincée entre les deux départements, et c'est pourtant celle que l'on saute. Elle mérite mieux, à condition de savoir ce qu'elle est — et surtout ce qu'elle n'est pas. La Dominique ne fait pas de plages. Elle est jeune, volcanique et verticale : un mur de montagnes qui sort de la mer, couvert de forêt humide véritable, entaillé d'un nombre invraisemblable de rivières, bordé de sable volcanique sombre plutôt que blanc. Il n'y a pratiquement pas de grands complexes hôteliers et pas de piste capable d'accueillir un long-courrier, et l'île a délibérément bâti son attrait sur la nature : randonnée, plongée, rivières, cétacés. Roseau, sur la côte sud-ouest, en est la capitale et la base de presque tout — petite ville basse et dense, maisons de bois à vérandas ouvragées et débords d'étage, trame serrée entre la mer et la pente, avec un poste à quai pour les paquebots et le jardin botanique qui s'étale au pied du Morne Bruce. Elle se parcourt en une heure et n'est pas la raison du voyage ; ce qui la rend précieuse, c'est que presque tout se trouve à moins d'une heure. Les chutes de Trafalgar et les vallées sulfureuses sont à vingt minutes ; le départ du lac Bouillant à peine plus loin ; les sites de plongée et les cachalots, droit au large.

Découvrir Roseau

Réglez l'attente correctement et l'île devient l'une des plus gratifiantes de la région ; réglez-la mal et elle décevra. La Dominique est géologiquement jeune et toujours active : des montagnes plutôt que des plaines, un intérieur qui dépasse largement les mille mètres, plusieurs sommets volcaniques, et un relief si raide que les routes enchaînent les lacets et que chaque trajet prend le double de ce que la carte annonce. La pluviométrie qui va avec produit une forêt humide véritable et une densité de rivières remarquable ; le chiffre local d'une rivière par jour de l'année n'a jamais été audité par personne, mais l'impression sur le terrain lui donne raison. Les plages, là où il y en a, sont des poches de sable volcanique sombre, et les rares claires se trouvent sur la côte nord-est, rude. Aucun grand tout-inclus, un hébergement à dominante familiale — pensions, écolodges, petites structures. En échange : une île sans foule, dont les attraits se méritent physiquement au lieu d'être aménagés, et où la plongée comme la randonnée relèvent du tout premier rang plutôt que de l'agrément.

Questions fréquemment posées

Pas au sens où l'entendent ses voisines, et c'est le point à connaître avant de réserver. Les plages sont des poches de sable volcanique sombre, il n'y a pas de grands complexes, et l'intérêt de l'île est ailleurs : forêt humide, rivières, randonnée, plongée et cétacés. Jugée sur ces critères, elle est exceptionnelle.

Réellement difficile : six à huit heures aller-retour par des crêtes coupantes et la Vallée de la Désolation, avec de la boue partout et des ruisseaux chauds à franchir. Guide indispensable, départ au lever du jour, et l'on aborde la chose comme une journée de montagne. Le lac, fumerolle noyée à l'eau grise bouillonnante, vaut chacune de ces heures.

Oui, et de façon inhabituelle : la Dominique abrite des groupes familiaux RÉSIDENTS au large de sa côte ouest, et non des animaux de passage, avec une eau profonde toute proche du rivage. La saison fiable va de novembre à mars. Les sorties sont encadrées, la rencontre n'est pas garantie, mais les entendre à l'hydrophone est quasi certain.

Missions diplomatiques à Roseau

2 missions dans cette ville, regroupées par région.