Roseau, Dominique : la capitale de l'île Nature, ses rivières et le lac Bouillant
Guide de la ville avec infos clés, voyages, business et culture.
Aperçu
La marche du lac Bouillant
Cascades, gorges et sources chaudes
Des cachalots résidents
Champagne Reef et le tombant
Le sentier Waitukubuli
Roseau et le marché du samedi
Histoire
Culture
Infos pratiques
Depuis Pointe-à-Pitre comme depuis Fort-de-France, quelques heures de navette maritime suffisent, et l'on accoste au bord de mer de Roseau : la Dominique est littéralement l'île du milieu, coincée entre les deux départements, et c'est pourtant celle que l'on saute. Elle mérite mieux, à condition de savoir ce qu'elle est — et surtout ce qu'elle n'est pas. La Dominique ne fait pas de plages. Elle est jeune, volcanique et verticale : un mur de montagnes qui sort de la mer, couvert de forêt humide véritable, entaillé d'un nombre invraisemblable de rivières, bordé de sable volcanique sombre plutôt que blanc. Il n'y a pratiquement pas de grands complexes hôteliers et pas de piste capable d'accueillir un long-courrier, et l'île a délibérément bâti son attrait sur la nature : randonnée, plongée, rivières, cétacés. Roseau, sur la côte sud-ouest, en est la capitale et la base de presque tout — petite ville basse et dense, maisons de bois à vérandas ouvragées et débords d'étage, trame serrée entre la mer et la pente, avec un poste à quai pour les paquebots et le jardin botanique qui s'étale au pied du Morne Bruce. Elle se parcourt en une heure et n'est pas la raison du voyage ; ce qui la rend précieuse, c'est que presque tout se trouve à moins d'une heure. Les chutes de Trafalgar et les vallées sulfureuses sont à vingt minutes ; le départ du lac Bouillant à peine plus loin ; les sites de plongée et les cachalots, droit au large.
Découvrir Roseau
Réglez l'attente correctement et l'île devient l'une des plus gratifiantes de la région ; réglez-la mal et elle décevra. La Dominique est géologiquement jeune et toujours active : des montagnes plutôt que des plaines, un intérieur qui dépasse largement les mille mètres, plusieurs sommets volcaniques, et un relief si raide que les routes enchaînent les lacets et que chaque trajet prend le double de ce que la carte annonce. La pluviométrie qui va avec produit une forêt humide véritable et une densité de rivières remarquable ; le chiffre local d'une rivière par jour de l'année n'a jamais été audité par personne, mais l'impression sur le terrain lui donne raison. Les plages, là où il y en a, sont des poches de sable volcanique sombre, et les rares claires se trouvent sur la côte nord-est, rude. Aucun grand tout-inclus, un hébergement à dominante familiale — pensions, écolodges, petites structures. En échange : une île sans foule, dont les attraits se méritent physiquement au lieu d'être aménagés, et où la plongée comme la randonnée relèvent du tout premier rang plutôt que de l'agrément.
Pas au sens où l'entendent ses voisines, et c'est le point à connaître avant de réserver. Les plages sont des poches de sable volcanique sombre, il n'y a pas de grands complexes, et l'intérêt de l'île est ailleurs : forêt humide, rivières, randonnée, plongée et cétacés. Jugée sur ces critères, elle est exceptionnelle.
Réellement difficile : six à huit heures aller-retour par des crêtes coupantes et la Vallée de la Désolation, avec de la boue partout et des ruisseaux chauds à franchir. Guide indispensable, départ au lever du jour, et l'on aborde la chose comme une journée de montagne. Le lac, fumerolle noyée à l'eau grise bouillonnante, vaut chacune de ces heures.
Oui, et de façon inhabituelle : la Dominique abrite des groupes familiaux RÉSIDENTS au large de sa côte ouest, et non des animaux de passage, avec une eau profonde toute proche du rivage. La saison fiable va de novembre à mars. Les sorties sont encadrées, la rencontre n'est pas garantie, mais les entendre à l'hydrophone est quasi certain.
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