George Town, îles Caïmans : Seven Mile Beach, le tombant et le banc de sable

Guide de la ville avec infos clés, voyages, business et culture.

Îles CaïmansGrand Cayman

Aperçu

On connaît le nom des îles Caïmans par les pages économiques ; on ignore généralement qu'il désigne un socle calcaire sans rivières, et que c'est précisément ce détail qui a fait de l'endroit un sommet de la plongée.

Tombant et épave

Un plateau qui s'arrête net sur un tombant vertical vers l'océan profond, une visibilité exceptionnelle faute de rivières, et un grand navire déclassé coulé droit en récif artificiel.

Le banc aux raies

Un haut-fond du North Sound où l'on a pied et où des raies pastenagues habituées viennent au contact — site debout accessible à tous, et version plus profonde pour la plongée.

Seven Mile Beach

Une longue plage de sable pâle exposée à l'ouest, calme sous le vent, domaniale sur toute sa longueur, et le rendez-vous de l'île au coucher du soleil.

Tortues et iguanes bleus

Un centre d'élevage et de relâcher de tortues vertes sur la côte ouest, et le parc botanique de l'est où l'iguane bleu endémique a été sauvé de la disparition.

La capitale et Camana Bay

Un front de port où boutiques hors taxes et clubs de plongée côtoient une grande place financière offshore, et le centre moderne à canal juste au nord.

Les îles sœurs

La falaise et les grottes de Cayman Brac, le tombant réputé de Little Cayman — à un saut de puce, bien plus tranquilles, et qui méritent une nuit plutôt qu'une journée.

Histoire

Les îles sont les sommets émergés d'une ride sous-marine : des plates-formes calcaires plates, sans rivières ni relief, d'où la transparence exceptionnelle des eaux et la brutalité du tombant à faible distance du rivage. Longtemps communauté maritime et tortuière de petite taille, le territoire est devenu à partir du milieu du XXe siècle l'une des principales places financières offshore du monde, activité qui partage aujourd'hui la capitale avec le tourisme.

Culture

Le lambi est le produit à chercher — en beignets, en chaudrée, ou mariné en salade — à côté du vivaneau et de la daurade coryphène, avec une forte influence jamaïcaine dans le jerk et les chaussons, et le gâteau au rhum comme incontournable du retour. On mange cher, les prix suivant une population de résidents plutôt que le tourisme. Festivals : Le carnaval Batabano (printemps), Pirates Week, fête nationale (novembre), Cayman Cookout (janvier). Musées : Musée national des îles Caïmans, sur le front de port, La National Gallery, Pedro St James, le plus ancien bâtiment de pierre de l'île.

Infos pratiques

Sécurité : Territoire très sûr et facile. Les points d'attention sont maritimes et saisonniers : la saison cyclonique court de juin à novembre, maximum d'août à octobre, et une île calcaire aussi basse offre peu d'abri naturel — une assurance couvrant les aléas météo se justifie sur ces mois. On conduit à gauche. L'exposition solaire sur l'eau est sévère, et une crème solaire respectueuse du récif est attendue sur les sites aux raies. Langue : Anglais, avec un accent local marqué et une forte influence jamaïcaine dans le parler courant. Aucune autre langue n'est nécessaire ; le français n'est pas pratiqué. Monnaie : Dollar caïmanais, arrimé AU-DESSUS du dollar américain : un prix en KYD se convertit à la hausse. L'USD est accepté partout, mais la monnaie revient souvent en devise locale — vérifiez dans quelle monnaie une carte est libellée avant de commander. Les cartes fonctionnent partout.
Aperçu voyage

Le nom est familier pour de mauvaises raisons : « les îles Caïmans » arrive dans cette langue par la rubrique économique, rarement par le voyage. La géographie mérite mieux. Grand Cayman est une plate-forme calcaire posée au sommet d'une montagne sous-marine, et presque tout découle de là. L'île n'a pas de rivières et pas de relief à éroder : rien n'apporte de sédiment à la mer, l'eau reste d'une transparence exceptionnelle, et à quelques centaines de mètres du bord le plateau s'interrompt net pour plonger sur des milliers de mètres. Cette rupture, c'est le tombant caïmanais, et c'est ce qui a fait de l'île une référence mondiale de la plongée. George Town, sur la côte ouest, est la capitale et le point d'arrivée : petite ville basse en front de port qui est simultanément une escale de croisière et le centre de travail d'une place financière offshore majeure — d'où des boutiques hors taxes et des clubs de plongée voisinant avec des cabinets d'avocats, et des prix calés sur une population de résidents et non sur le tourisme. Une particularité commande toute visite en croisière : il n'existe pas de quai en eau profonde, les navires mouillent au large et débarquent par navettes, si bien qu'une mer formée retarde tout et peut annuler l'escale. Juste au nord s'étire Seven Mile Beach, où se concentrent les hôtels, et au-delà le North Sound abrite un banc de sable où des raies habituées font l'excursion la plus courue de l'île.

Découvrir George Town

George Town est petite, se parcourt à pied, et déroute d'abord parce que deux économies sans rapport occupent les mêmes îlots. Le long du port se trouve ce qu'engendre une escale de croisière — bijouteries et horlogerie hors taxes, boutiques de souvenirs, gâteaux au rhum, clubs de plongée — et immédiatement derrière s'alignent les bureaux d'une place financière offshore parmi les plus importantes du monde, ce qui explique les costumes par trente degrés et des prix calés sur une clientèle de résidents. Le point pratique à intégrer est le port lui-même : faute de quai en eau profonde, les navires mouillent en rade et transfèrent les passagers par navettes. Par mer calme, c'est un trajet de dix minutes ; par mer formée, tout se décale, et des escales sont parfois annulées — une excursion réservée en dehors du bord comporte donc un vrai risque. Vaut le court déplacement vers le nord : Camana Bay, centre-ville moderne créé de toutes pièces autour d'un canal, avec une tour panoramique et une bien meilleure offre de restauration que le front de port — c'est là que les résidents passent leurs soirées.

Questions fréquemment posées

De la capitale des îles Caïmans, sur Grand Cayman. On la confond régulièrement avec George Town à Penang, en Malaisie, et avec Georgetown au Guyana — trois pays différents.

Parce que l'île est un socle calcaire plat sans rivières : rien n'apporte de sédiment à la mer et la visibilité reste exceptionnelle toute l'année. Le plateau s'achève en outre brusquement, à faible distance du bord, par un tombant vertical vers l'océan profond — c'est la plongée pour laquelle on vient.

Le banc lui-même, oui : on y a pied, l'eau arrive à la poitrine et l'on se tient debout. Le site Stingray City proprement dit est plus profond et relève du masque et tuba ou de la plongée. Prenez le premier bateau si possible — l'écart entre l'aube et le milieu de matinée est considérable.

Missions diplomatiques à George Town

1 mission dans cette ville, regroupées par région.