Rarotonga, îles Cook : le lagon de Muri, la route circulaire et Avarua

Guide de la ville avec infos clés, voyages, business et culture.

Aperçu

À quelques heures de vol de Papeete, dans une langue cousine du tahitien : Rarotonga est le versant anglophone d'un monde polynésien que ce lectorat connaît déjà par l'autre bout.

Lagon et plages

Le lagon turquoise de Muri et ses motu, le snorkeling de Titikaveka, les croisières lagunaires et l'anneau de sable blanc qui ceinture l'île.

Intérieur et route circulaire

La traversée de l'île jusqu'à l'aiguille de Te Rua Manga, les marches en forêt humide, et le tour complet du littoral par l'unique route côtière.

Avarua et le marché

Le marché Punanga Nui de la capitale, ses commerces et cafés, le musée national, et la vie de village qui se poursuit tout autour de l'île.

Danse, umukai et chant

Les Island Nights de percussions et de danse, le festin cuit au four de terre, et les harmonies des offices du dimanche dans les églises fleuries.

Aitutaki

Un court vol vers l'un des plus beaux lagons du monde, ses motu déserts et ses haltes de baignade — à la journée, ou mieux, pour une nuit.

Une langue cousine du tahitien

Le maori des îles Cook, proche parent du tahitien, dans un archipel où la langue de service est l'anglais — le versant anglophone d'un monde polynésien familier.

Histoire

Rarotonga est la plus grande et la plus peuplée des quinze îles Cook, cône volcanique unique ceinturé d'un lagon corallien, dont l'intérieur montagneux, trop escarpé pour être habité, est resté couvert de forêt. Une route intérieure ancienne, l'Ara Metua, suit un tracé utilisé depuis un millier d'années. L'archipel est en libre association avec la Nouvelle-Zélande, ce qui explique l'usage du dollar néo-zélandais et l'orientation des liaisons aériennes ; la langue maorie des îles Cook est une proche parente du tahitien.

Culture

L'ika mata — poisson cru mariné au citron vert et au lait de coco — est le plat à connaître, à côté du taro, du fruit à pain et du cochon de lait cuit au four de terre lors d'un umukai. Le marché Punanga Nui du samedi matin est le meilleur endroit pour goûter la cuisine locale, et l'île compte un nombre de cafés et de restaurants étonnant pour sa taille. Festivals : Te Maeva Nui, la fête nationale (juillet-août), Les Island Nights, toute l'année, Les offices chantés du dimanche. Musées : Le musée national des îles Cook, à Avarua, La bibliothèque et le musée de la Cook Islands Library and Museum Society.

Infos pratiques

Sécurité : Île sûre et accueillante, où les précautions se limitent au bon sens : soleil intense sous une latitude tropicale, courants dans les passes du récif, et routes partagées avec scooters et vélos. Le dimanche est réellement calme, avec de nombreuses fermetures. La saison chaude, de novembre à avril, comporte un léger risque cyclonique. Langue : Le maori des îles Cook, proche parent du tahitien, est la langue du quotidien, et l'anglais la langue officielle et de service. Le français n'est pas pratiqué — c'est la principale différence d'usage avec la Polynésie française voisine. Monnaie : Dollar néo-zélandais, conséquence de la libre association avec la Nouvelle-Zélande, complété par des pièces propres aux îles Cook qui ne s'exportent pas. Les cartes passent dans les hôtels et les restaurants établis ; marché, étals de bord de route et petites tables fonctionnent en espèces.
Aperçu voyage

Les îles Cook ne sont pas un archipel de plus au bout du Pacifique : ce sont les voisines immédiates de la Polynésie française, à quelques heures de vol de Papeete, et leur langue — le maori des îles Cook — est une cousine proche du tahitien, au point que les deux se répondent à l'oreille. Pour un lecteur francophone, c'est donc le versant anglophone d'un monde culturel déjà à moitié familier, avec les mêmes racines polynésiennes, la même place centrale du chant et de la danse, et un anglais qui remplace le français comme langue de service. Rarotonga en est l'île principale et le point d'arrivée de presque tout le monde : un cône volcanique unique, quelques kilomètres de diamètre, ceinturé d'un lagon corallien turquoise et hérissé en son centre de pics abrupts couverts de forêt, trop raides pour être habités et donc restés intacts. L'échelle est le premier charme : une seule route goudronnée fait le tour de l'île en quarante-cinq minutes, un bus la parcourt dans les deux sens, et l'on finit par reconnaître les gens. Le lagon est l'autre : peu profond, tiède toute l'année, éclatant à Muri sur la côte sud-est, où quatre motu ponctuent l'eau et d'où partent les croisières lagunaires. Avarua, sur la côte nord, est la capitale — petite, décontractée, à côté de l'aéroport — et son marché du samedi matin est le meilleur endroit pour comprendre la vie locale. Comptez quelques jours, sans presser.

Découvrir Rarotonga

La côte fait la gloire de Rarotonga — un anneau presque continu de sable blanc et un lagon abrité, retenu par le récif corallien. Le site le plus célèbre est le lagon de Muri, sur la côte sud-est, où l'eau est peu profonde, limpide et d'un aigue-marine soutenu, ponctuée de quatre petits motu ; c'est le meilleur endroit pour le masque et tuba, la planche à pagaie et le kayak, et le point de départ des croisières lagunaires en bateau à fond de verre ou à la voile, qui comprennent généralement une session de snorkeling et un barbecue de poisson frais sur un motu. Ailleurs autour de l'île, Titikaveka offre un excellent snorkeling, Aroa et les sables de l'ouest une baignade calme et les couchers de soleil, tandis que quelques spots conviennent aux surfeurs quand la houle entre. Le lagon fourmille de poissons de récif et de coraux, et l'on se met à l'eau directement depuis nombre de plages. Avec un récif proche du bord et une eau tiède toute l'année, ce lagon est le cœur de l'attrait de l'île : à la fois piscine, jardin sous-marin et carte postale.

Questions fréquemment posées

Non : Rarotonga est la principale des quinze îles Cook, celle où presque tout le monde arrive et séjourne, puisqu'elle abrite l'aéroport international et la capitale, Avarua. Les deux noms s'emploient souvent l'un pour l'autre, mais Rarotonga reste une île du pays. L'autre île célèbre, Aitutaki et son lagon, est à un court vol.

Oui, et c'est l'enchaînement le plus naturel depuis un point de départ francophone : des vols directs relient Papeete à Rarotonga. Les deux archipels partagent des racines polynésiennes proches — le maori des îles Cook et le tahitien sont des langues cousines — la différence la plus sensible étant la langue de service, l'anglais ici.

Passer du temps dans le lagon — snorkeling et croisière lagunaire à Muri sont incontournables — puis faire le tour de l'île par la route côtière, en voiture, en scooter ou en bus ; marcher la traversée de l'île jusqu'à l'Aiguille ; flâner au marché Punanga Nui le samedi matin ; et vivre une Island Night avec umukai. Avec du temps, ajoutez le vol vers Aitutaki.