Rarotonga, îles Cook : le lagon de Muri, la route circulaire et Avarua
Guide de la ville avec infos clés, voyages, business et culture.
Aperçu
Lagon et plages
Intérieur et route circulaire
Avarua et le marché
Danse, umukai et chant
Aitutaki
Une langue cousine du tahitien
Histoire
Culture
Infos pratiques
Les îles Cook ne sont pas un archipel de plus au bout du Pacifique : ce sont les voisines immédiates de la Polynésie française, à quelques heures de vol de Papeete, et leur langue — le maori des îles Cook — est une cousine proche du tahitien, au point que les deux se répondent à l'oreille. Pour un lecteur francophone, c'est donc le versant anglophone d'un monde culturel déjà à moitié familier, avec les mêmes racines polynésiennes, la même place centrale du chant et de la danse, et un anglais qui remplace le français comme langue de service. Rarotonga en est l'île principale et le point d'arrivée de presque tout le monde : un cône volcanique unique, quelques kilomètres de diamètre, ceinturé d'un lagon corallien turquoise et hérissé en son centre de pics abrupts couverts de forêt, trop raides pour être habités et donc restés intacts. L'échelle est le premier charme : une seule route goudronnée fait le tour de l'île en quarante-cinq minutes, un bus la parcourt dans les deux sens, et l'on finit par reconnaître les gens. Le lagon est l'autre : peu profond, tiède toute l'année, éclatant à Muri sur la côte sud-est, où quatre motu ponctuent l'eau et d'où partent les croisières lagunaires. Avarua, sur la côte nord, est la capitale — petite, décontractée, à côté de l'aéroport — et son marché du samedi matin est le meilleur endroit pour comprendre la vie locale. Comptez quelques jours, sans presser.
Découvrir Rarotonga
La côte fait la gloire de Rarotonga — un anneau presque continu de sable blanc et un lagon abrité, retenu par le récif corallien. Le site le plus célèbre est le lagon de Muri, sur la côte sud-est, où l'eau est peu profonde, limpide et d'un aigue-marine soutenu, ponctuée de quatre petits motu ; c'est le meilleur endroit pour le masque et tuba, la planche à pagaie et le kayak, et le point de départ des croisières lagunaires en bateau à fond de verre ou à la voile, qui comprennent généralement une session de snorkeling et un barbecue de poisson frais sur un motu. Ailleurs autour de l'île, Titikaveka offre un excellent snorkeling, Aroa et les sables de l'ouest une baignade calme et les couchers de soleil, tandis que quelques spots conviennent aux surfeurs quand la houle entre. Le lagon fourmille de poissons de récif et de coraux, et l'on se met à l'eau directement depuis nombre de plages. Avec un récif proche du bord et une eau tiède toute l'année, ce lagon est le cœur de l'attrait de l'île : à la fois piscine, jardin sous-marin et carte postale.
Non : Rarotonga est la principale des quinze îles Cook, celle où presque tout le monde arrive et séjourne, puisqu'elle abrite l'aéroport international et la capitale, Avarua. Les deux noms s'emploient souvent l'un pour l'autre, mais Rarotonga reste une île du pays. L'autre île célèbre, Aitutaki et son lagon, est à un court vol.
Oui, et c'est l'enchaînement le plus naturel depuis un point de départ francophone : des vols directs relient Papeete à Rarotonga. Les deux archipels partagent des racines polynésiennes proches — le maori des îles Cook et le tahitien sont des langues cousines — la différence la plus sensible étant la langue de service, l'anglais ici.
Passer du temps dans le lagon — snorkeling et croisière lagunaire à Muri sont incontournables — puis faire le tour de l'île par la route côtière, en voiture, en scooter ou en bus ; marcher la traversée de l'île jusqu'à l'Aiguille ; flâner au marché Punanga Nui le samedi matin ; et vivre une Island Night avec umukai. Avec du temps, ajoutez le vol vers Aitutaki.