Irak
Indicatif Téléphonique
+964
Capitale
Baghdad
Population
44 millions
Nom Natif
العراق
Région
Asie
Asie occidentale
Fuseau Horaire
Arabia Standard Time
UTC+03:00
Sur Cette Page
L'Irak est un pays de 437 000 km² au cœur du bassin mésopotamien historique, frontalier de la Turquie au nord, de l'Iran à l'est, du Koweït, de l'Arabie saoudite et de la Jordanie au sud, et de la Syrie à l'ouest, avec une courte façade maritime sur le golfe Persique au sud, le long du Chatt-el-Arab. Le pays est le berceau de l'écriture — l'écriture cunéiforme sumérienne y est inventée vers 3200 avant notre ère dans le sud mésopotamien — et abrite les premières villes de l'histoire (Uruk, Ur, Eridu, Lagash), le Code d'Hammourabi, les empires babylonien et assyrien, le califat abbasside centré sur Bagdad et l'une des plus anciennes communautés chrétiennes du monde encore en activité (chrétiens chaldéens et assyriens de la plaine de Ninive). Les quelque 44 millions d'Irakiens parlent arabe (langue officielle fédérale et langue quotidienne de la majorité des Arabes), kurde (sorani au sud du Kurdistan irakien, kurmandji au nord — toutes deux langues officielles de la Région du Kurdistan), syriaque/néo-araméen dans les communautés chrétiennes, turkmène à Kirkouk et Tal Afar, ainsi que les langues liturgiques assyriennes, mandéennes et yézidies. En pratique, le pays se comprend mieux comme deux zones de voyage distinctes : l'Irak fédéral (les provinces du centre et du sud, avec Bagdad, Babylone, Ur, Najaf et Kerbala) et la Région du Kurdistan (Erbil, Souleymanieh, Dohouk au nord — autonome, avec son propre régime de visas et un accès pratique nettement plus simple pour les voyageurs internationaux). Pour le lectorat francophone, les liens avec l'imaginaire mésopotamien sont particulièrement denses : Antoine Galland traduit Les Mille et Une Nuits entre 1704 et 1717 et fonde une orientalisme français durable ; le Louvre conserve l'une des plus grandes collections mésopotamiennes du monde — Code d'Hammourabi, lamassu de Khorsabad, statuaire de Mari issue des fouilles d'André Parrot (1933-1974) ; les Dominicains et Carmes déchaussés français entretiennent depuis le XVIIIᵉ siècle une présence chrétienne historique à Mossoul ; et la diaspora chaldéenne et kurde irakienne en France (estimée entre 50 000 et 100 000 personnes, surtout en Île-de-France et autour de Lyon) maintient des liens vivaces avec le pays. L'Irak compte six sites inscrits au Patrimoine mondial de l'UNESCO — Hatra (capitale caravanière parthe), Assour (capitale assyrienne d'origine), Samarra (capitale abbasside du IXᵉ siècle avec son minaret en spirale Malwiya), la citadelle d'Erbil (le site continûment habité le plus ancien au monde, environ 6 000 ans d'occupation), les Ahwar (les marais du sud, partiellement restaurés depuis 2003) et Babylone (inscrite tardivement en 2019). La cuisine — masgouf (la carpe du Tigre rôtie au feu de bois, plat national), kubba (boulettes de boulghour-viande dans toutes leurs variantes régionales), tashreeb, biryani Bagdadi, qouzi (agneau entier sur riz), les dattes de Bassora, le rituel du thé et le café irakien à la cardamome — ancre la dimension culinaire. L'hospitalité irako-kurde (kêfxweş en kurde, karam en arabe) reste l'impression la plus marquante pour la grande majorité des voyageurs francophones, quel que soit leur point d'entrée.
Visa et conditions d'entrée pour l'Irak
L'Irak applique deux régimes de visa parallèles que tout voyageur doit comprendre : l'e-visa fédéral pour entrer dans l'Irak fédéral, et le visa à l'arrivée propre à la Région du Kurdistan pour entrer directement au Kurdistan irakien via les aéroports d'Erbil (EBL) ou de Souleymanieh (ISU). L'Irak fédéral a lancé son e-visa touristique en mars 2021 — les ressortissants d'une quarantaine de pays (toute l'Union européenne, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon, la Corée du Sud, la Suisse et la plupart des pays développés) peuvent en faire la demande en ligne sur evisa.cabinet.iq avant le départ ; traitement habituel 3 à 7 jours ouvrables ; entrée unique, 60 jours, environ 75 à 100 USD. Le visa à l'arrivée fédéral est également disponible à Bagdad International (BGW), Najaf (NJF), Bassora (BSR) et Erbil (EBL — pour entrée fédérale, distinct du visa de la Région du Kurdistan), pour les mêmes nationalités, à des tarifs comparables, en espèces (USD ou EUR) au comptoir de l'aéroport. La Région du Kurdistan applique son propre régime, séparé : ressortissants des mêmes pays éligibles, visa de 30 jours à l'arrivée à Erbil ou Souleymanieh, gratuit ou à environ 75 USD selon nationalité, mêmes exigences de validité du passeport mais procédure beaucoup plus légère. Le visa du Kurdistan n'est valable que dans la région autonome ; pour passer en Irak fédéral depuis le Kurdistan, il faut obtenir séparément un visa fédéral aux postes-frontières internes (Khabat ou Kirkouk en général), procédure lente et imprévisible. À l'inverse, l'e-visa fédéral est valable dans tout le pays, Région du Kurdistan comprise. Le passeport doit être valide au moins six mois après la date d'entrée. Les détenteurs d'un passeport israélien ou les voyageurs dont le passeport contient un tampon israélien sont refoulés à l'entrée de l'Irak fédéral ; la Région du Kurdistan applique la même règle, plus souple en pratique. Pour les voyageurs francophones, Air France n'opère pas de vol direct vers l'Irak — les liaisons habituelles passent par Istanbul (Turkish Airlines), Doha (Qatar Airways), Amman (Royal Jordanian) ou Dubaï (Emirates / FlyDubai) puis Erbil ou Bagdad. Les règles et la liste d'éligibilité au visa à l'arrivée ont changé plusieurs fois depuis 2021 — vérifier les conditions en vigueur sur evisa.cabinet.iq pour l'Irak fédéral et sur le portail touristique du gouvernement régional du Kurdistan avant toute réservation, et consulter en parallèle les Conseils aux voyageurs du Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères (diplomatie.gouv.fr).
Types de Visa Courants
E-visa fédéral irakien (60 jours)
Tourisme, affaires et visite familiale pour les ressortissants d'une quarantaine de pays éligibles — toute l'Union européenne dont la France et la Belgique, la Suisse, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada (incluant le Québec), l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon, la Corée du Sud, la Norvège et l'Islande — pour entrer en territoire fédéral (Bagdad, Najaf, Bassora, et également valable au Kurdistan).
Visa fédéral à l'arrivée
Tourisme, affaires et visite familiale pour les mêmes nationalités éligibles — visa fédéral délivré au comptoir d'immigration à l'arrivée plutôt qu'en ligne avant le départ.
Visa à l'arrivée Région du Kurdistan (30 jours)
Tourisme pour les ressortissants d'une quarantaine de pays éligibles entrant directement au Kurdistan irakien via Erbil (EBL) ou Souleymanieh (ISU) — régime distinct, beaucoup plus léger pour la région autonome.
Visa pèlerinage, affaires, presse, longue durée
Pèlerinage à Najaf et Kerbala (le circuit chiite attire environ 20 millions de visiteurs annuels, principalement d'Iran, du Pakistan, d'Inde, du Liban, du Bahreïn et du reste du monde chiite), visa d'affaires avec invitation d'un sponsor irakien, visa de presse, études aux universités de Bagdad et Mossoul, regroupement familial avec un ressortissant irakien et résidence longue durée pour professionnels étrangers (pétrole et gaz, reconstruction, ONG et diplomatie — la Coopération française, l'AFD, l'Institut français du Proche-Orient, l'Œuvre d'Orient et plusieurs ONG francophones figurent parmi les acteurs de longue date dans le pays).
Informations pratiques pour votre voyage en Irak
Guide de Voyage
L'Irak compte parmi les destinations les plus riches au monde pour les voyageurs francophones intéressés par l'archéologie mésopotamienne, le patrimoine islamique médiéval de Bagdad et de Samarra, les villes saintes chiites du centre et les paysages montagneux du Kurdistan — et il est devenu nettement plus accessible depuis le lancement de l'e-visa fédéral en 2021 et le régime de visa à l'arrivée du Kurdistan, en place depuis bien plus longtemps. Pour le lectorat francophone, deux entrées culturelles donnent au voyage en Irak une profondeur particulière. La première est littéraire : Les Mille et Une Nuits, traduites par Antoine Galland entre 1704 et 1717, fondent l'orientalisme français et inscrivent Bagdad, Bassora et Mossoul dans l'imaginaire francophone depuis trois siècles. La seconde est muséale : le Louvre conserve l'une des plus grandes collections mésopotamiennes du monde — Code d'Hammourabi, lamassu (taureaux ailés à tête humaine) du palais de Khorsabad, statuaire de Mari issue des fouilles d'André Parrot (1933-1974), tablettes cunéiformes par milliers — qui prépare au mieux la visite des sites in situ. La majorité des voyageurs francophones indépendants commencent par le Kurdistan irakien, accessible via les aéroports internationaux d'Erbil (EBL) ou de Souleymanieh (ISU), avec correspondances depuis Paris-Charles-de-Gaulle, Bruxelles, Genève ou Montréal via Istanbul (Turkish Airlines), Doha (Qatar Airways) ou Amman (Royal Jordanian). Erbil (Hawler en kurde), capitale régionale, s'organise autour de la Citadelle d'Erbil — selon l'UNESCO le plus ancien lieu d'habitation continue au monde, avec au moins 6 000 ans d'occupation stratifiée, classée Patrimoine mondial en 2014 — entourée du bazar moderne (Qaysari), du parc Sami Abdul Rahman, du Musée de la Civilisation d'Erbil et d'une scène de restaurants et de cafés très active. Souleymanieh, capitale culturelle du Kurdistan méridional, conserve une tradition littéraire forte, l'excellent musée Slemani (deuxième plus grande collection archéologique d'Irak), le mémorial Amna Suraka 'Sécurité Rouge' (ancien quartier général des services baasistes, devenu lieu de mémoire) et les paysages montagneux du lac Dukan et du massif Halgurd-Sakran avec des sentiers de randonnée sur plusieurs jours. Dohouk au nord ouvre sur le cœur yézidi de Lalish (lieu le plus saint de la religion yézidie, sanctuaire actif au cône blanc dédié à Cheikh Adi, dans une vallée boisée) et sur les monastères chrétiens des hauteurs d'Alqosh et de Lalish (monastère Rabban Hormizd, fondé en 640). La route Hamilton à travers les Zagros — tracée par l'ingénieur néo-zélandais Archibald Hamilton dans les années 1920, l'une des plus belles d'Asie occidentale — relie Erbil à la frontière iranienne via Rawanduz, la cascade de Bekhal, les gorges de Geli Ali Beg et le Korek Mountain Resort. L'Irak fédéral, accessible avec l'e-visa ou le visa à l'arrivée, ouvre le grand circuit archéologique et de pèlerinage. Bagdad — capitale abbasside du VIIIᵉ siècle qui a donné au monde le système bancaire moderne, l'algèbre (al-Khwârizmî), la traduction d'Aristote à la Maison de la Sagesse, Les Mille et Une Nuits et l'une des grandes cuisines médiévales — abrite le Musée national d'Irak (la principale collection mésopotamienne du monde, gravement pillée en 2003 mais largement reconstituée), la rue Mutanabbi (marché aux livres du vendredi et cœur littéraire de la ville), le palais abbasside, la mosquée Khulafa, le souk al-Safafeer des chaudronniers, l'école Al-Mustansiriya (1227, l'une des plus anciennes universités du monde) et les berges du Tigre. Babylone (UNESCO 2019), à 85 km au sud de Bagdad, conserve la réplique partiellement restaurée de la porte d'Ishtar, la voie processionnelle et les fondations originales et reliefs de la grande capitale de Nabuchodonosor II. Ur (Tell el-Muqayyar), à 350 km au sud près de Nasiriyah, est la ville sumérienne associée au prophète Abraham (l''Ur des Chaldéens' biblique) et conserve la grande Ziggourat d'Ur, partiellement restaurée dans les années 1980. Najaf et Kerbala dans le centre du pays sont les villes saintes chiites les plus importantes au monde après La Mecque et Médine, centrées sur les sanctuaires de l'imam Ali (Najaf) et des imams Hussein et Abbas (Kerbala) — la grande marche de l'Arba'in à pied de Najaf à Kerbala en octobre-novembre rassemble environ 20 millions de pèlerins, ce qui en fait la plus grande convergence religieuse annuelle au monde. Samarra (UNESCO), à 125 km au nord de Bagdad, abrite la Grande Mosquée du IXᵉ siècle avec son minaret en spirale Malwiya et la mosquée Al-Askari. Hatra (UNESCO), dans le désert occidental près de Mossoul, est la capitale caravanière parthe avec ses temples préservés à la fusion hellénistico-arabe. Les marais du sud (Ahwar, UNESCO 2016) — la plus grande zone humide du Moyen-Orient, terre traditionnelle des Arabes des marais (Ma'dan) et de leur architecture en roseaux mudhif — ont été asséchés dans les années 1990 puis partiellement restaurés depuis 2003. La cuisine et l'hospitalité irako-kurde restent le souvenir le plus durable de chaque voyage francophone en Irak.
Façons de Découvrir Cette Destination
Le Kurdistan irakien, région autonome du nord, est la partie la plus accessible de l'Irak pour les voyageurs francophones indépendants — régime de visa à l'arrivée propre, vols directs depuis Istanbul, Doha, Dubaï, Vienne et plusieurs hubs régionaux vers Erbil (EBL) et Souleymanieh (ISU). Erbil (Hawler) s'organise autour de la Citadelle d'Erbil, plus ancien lieu d'habitation continue au monde selon l'UNESCO, avec au moins 6 000 ans d'occupation stratifiée (Patrimoine mondial 2014). Autour, le bazar moderne Qaysari, le parc Sami Abdul Rahman, le Musée de la Civilisation d'Erbil et une scène très vivante de restaurants et de cafés. La route Hamilton à travers les Zagros (Archibald Hamilton, années 1920) relie Erbil à la frontière iranienne via Rawanduz, la cascade de Bekhal, les gorges de Geli Ali Beg et le Korek Mountain Resort.
Souleymanieh, capitale culturelle du Kurdistan méridional, conserve une forte tradition littéraire, le très bon musée Slemani (deuxième plus grande collection archéologique d'Irak), le mémorial Amna Suraka 'Sécurité Rouge' (ancien quartier général de la police politique baasiste, aujourd'hui lieu de mémoire) et les massifs du lac Dukan et du Halgurd-Sakran avec des randonnées sérieuses de plusieurs jours. Dohouk au nord ouvre sur le cœur yézidi de Lalish — lieu le plus saint de la religion yézidie, sanctuaire actif dans une vallée boisée avec le sanctuaire au cône blanc de Cheikh Adi — et sur les monastères chrétiens d'Alqosh (monastère Rabban Hormizd, fondé en 640).
Bagdad — capitale abbasside du VIIIᵉ siècle qui a donné au monde le système bancaire moderne, l'algèbre (al-Khwârizmî), le mouvement de traduction de la Maison de la Sagesse, Les Mille et Une Nuits dans la version qu'Antoine Galland a traduite à Paris au début du XVIIIᵉ siècle, et l'une des grandes cuisines médiévales — est le centre pratique de l'Irak fédéral. Le Musée national d'Irak conserve la principale collection mésopotamienne du monde (gravement pillée en 2003, largement reconstituée, avec des pièces remarquables sumériennes, akkadiennes, babyloniennes et assyriennes). La rue Mutanabbi est le marché aux livres du vendredi et le cœur littéraire de la ville. Le palais abbasside (XIIᵉ siècle), la mosquée Khulafa, le souk al-Safafeer des chaudronniers, l'école Al-Mustansiriya (1227, l'une des plus anciennes universités du monde), les berges du Tigre et les masgouf de la rue Abu Nuwas complètent un séjour de deux à trois jours.
L'Irak compte six sites UNESCO qui couvrent toute la profondeur historique de la Mésopotamie. Babylone (UNESCO 2019), à 85 km au sud de Bagdad, conserve la réplique partielle de la porte d'Ishtar et la voie processionnelle de la grande capitale de Nabuchodonosor II. Ur (Tell el-Muqayyar), à 350 km au sud près de Nasiriyah, est la ville sumérienne d'Abraham, avec sa grande Ziggourat partiellement restaurée dans les années 1980. Hatra (UNESCO), dans le désert occidental près de Mossoul, est la capitale caravanière parthe avec ses temples remarquablement conservés à la fusion hellénistico-arabe. Samarra (UNESCO), à 125 km au nord de Bagdad, abrite la Grande Mosquée du IXᵉ siècle avec son minaret en spirale Malwiya et le sanctuaire chiite Al-Askari. Assour (UNESCO), capitale assyrienne d'origine, se dresse sur le Tigre entre Mossoul et Tikrit. Le voyageur francophone retrouve à Bagdad et au Louvre les pièces complémentaires d'une même histoire archéologique.
Najaf et Kerbala dans le centre de l'Irak sont les villes saintes chiites les plus importantes au monde après La Mecque et Médine, centrées sur les sanctuaires de l'imam Ali ibn Abi Talib (Najaf) et des imams Hussein et Abbas (Kerbala). Le sanctuaire de l'imam Ali à Najaf et celui de l'imam Hussein à Kerbala accueillent plusieurs millions de pèlerins par an ; la grande marche de l'Arba'in, à pied de Najaf à Kerbala en octobre-novembre (40ᵉ jour après l'Achoura), rassemble environ 20 millions de pèlerins et constitue la plus grande convergence religieuse annuelle au monde. Les deux villes acceptent les visiteurs non musulmans en tenue respectueuse (femmes en tchador, vêtements modestes pour les hommes) et offrent un contrepoint très fort au circuit archéologique. Le cimetière de Wadi-us-Salaam à Najaf est le plus grand cimetière au monde.
La cuisine irakienne compte parmi les grandes cuisines d'Asie occidentale : masgouf (carpe du Tigre rôtie au feu de bois, plat national, traditionnellement servie sur les berges d'Abu Nuwas à Bagdad), kubba (boulettes de boulghour-viande dans la grande catégorie irakienne — kubba mosul, kubba halab, kubba shorbah, kubba burghul — chacune avec ses variantes régionales), tashreeb (pain trempé dans le bouillon), biryani Bagdadi, qouzi (agneau entier sur riz aux fruits secs torréfiés), les douceurs aux dattes de Bassora (où subsistent les plus grandes palmeraies dattières du monde), le café irakien à la cardamome et le rituel du thé. L'hospitalité irako-kurde (kêfxweş en kurde, karam en arabe) reste le souvenir le plus marquant de presque tout voyageur francophone. Les marais Ahwar (UNESCO 2016) du sud — partiellement restaurés depuis 2003 — sont la plus grande zone humide du Moyen-Orient et la terre traditionnelle des Arabes des marais (Ma'dan) avec leur architecture en roseaux mudhif.
Monnaie et argent
Dinar irakien (IQD)
Code de la monnaie: IQD
Conseils pratiques sur l’argent
Dinar irakien (IQD) — apporter des espèces en USD; change chez les sarrafi agréés
L'Irak utilise le Dinar irakien (IQD). Le taux de change est d'environ 1 300 à 1 320 IQD pour 1 USD. Le dollar américain est la devise étrangère la plus pratique et est largement accepté dans les hôtels, les prestataires de services internationaux et la Région du Kurdistan (Erbil, Souleïmanieh, Dohouk). Apporter suffisamment d'espèces en USD pour toute la durée du séjour. Les euros peuvent être échangés dans les grandes banques et les bureaux de change agréés (sarrafi) à Bagdad et à Erbil, mais sont moins directement acceptés en échange que les USD. Pour les voyageurs depuis la Suisse, les francs suisses ne sont pas directement échangeables en Irak — convertir les CHF en EUR ou USD avant le départ. Le Dinar irakien est non convertible hors d'Irak — changer les IQD restants en USD avant de partir.
Distributeurs disponibles à Bagdad et Erbil; cartes étrangères acceptées de façon aléatoire
Des distributeurs automatiques existent à Bagdad (quartiers de Karada, Mansour), à Erbil et à Souleïmanieh. Dans la Région du Kurdistan (notamment le quartier d'Ankawa à Erbil), certains DAB acceptent les cartes Visa et Mastercard internationales. À Bagdad et dans le sud de l'Irak, l'acceptation des cartes étrangères est très aléatoire — ne pas compter sur les distributeurs comme source principale d'espèces. Apporter des USD pour tout le séjour. Informer sa banque française ou belge avant le départ, car les transactions en Irak sont fréquemment bloquées par précaution.
Cartes acceptées uniquement dans les grands hôtels internationaux; espèces indispensables partout ailleurs
Visa et Mastercard sont acceptés dans les hôtels internationaux à Bagdad et Erbil, ainsi que dans certains grands restaurants et centres commerciaux de la Région du Kurdistan. Dans tous les autres contextes, les espèces sont nécessaires. Apple Pay et Google Pay ne sont pas disponibles en Irak. Au quotidien — repas, transports, marchés locaux, sites religieux, droits d'entrée archéologiques — le paiement en espèces (IQD ou USD) est la norme absolue.
Budget indicatif: repas $4–15 USD; hôtels milieu de gamme $40–90 USD; Kurdistan mieux équipé
L'Irak est globalement abordable, surtout hors du secteur hôtelier international. Un repas au restaurant local : 5 000–15 000 IQD (environ 4–11 USD). Hôtels milieu de gamme : 40–90 USD la nuit. Hôtels internationaux à Bagdad et Erbil : 80–200 USD et plus. La Région du Kurdistan dispose d'une infrastructure touristique plus développée. Incontournables : la citadelle d'Erbil (Patrimoine mondial UNESCO), le canyon de Rawandouz, les bazars de Souleïmanieh, Nadjaf et Kerbala (importants lieux de pèlerinage chiite), Babylone et Ur. Pourboire : 10 % au restaurant quand le service n'est pas inclus.
Note: Vérifiez toujours les taux de change avant de voyager. Changez votre argent dans les aéroports, les banques ou les bureaux de change agréés.
Villes avec missions
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