Aperçu
Musée égyptien
Arcades et centre baroque
La Mole et le cinéma
Aperitivo et chocolat
Culture
Infos pratiques
Turin est la grande ville italienne que les voyageurs omettent le plus souvent, et l'oubli devient difficile à justifier une fois qu'on sait ce qui s'y trouve. Son musée égyptien abrite la collection la plus importante hors du Caire — non pas quelques vitrines, mais des salles entières de statuaire, de papyrus et un mobilier funéraire complet — et suffirait à lui seul à remplir un week-end. La ville autour ne ressemble pas au reste de l'Italie : tracée sur la grille romaine mais rebâtie dans un ordre baroque et néoclassique, avec quelque dix-huit kilomètres d'arcades couvertes le long de ses artères, ce qui en fait la seule ville italienne où la pluie ne gâche pas une journée. Au centre de la silhouette, la Mole Antonelliana, dôme de brique improbable, abrite le musée national du cinéma, déployé en spirale dans son grand hall, avec un ascenseur vitré vers une plateforme d'où les Alpes ferment l'horizon par temps clair. Turin est aussi la ville où l'aperitivo est né : le vermouth y a été créé, les cafés historiques de la via Po et de la piazza San Carlo le servent encore sous des plafonds à miroirs, et le rituel du verre accompagné d'un buffet généreux relève de l'habitude locale, pas de l'argument commercial. Ajoutez le gianduja, une cuisine piémontaise sérieuse avec les Langhe à une heure au sud, et l'ancienne usine Lingotto dont la piste d'essai sur le toit est devenue un jardin public. Pour un lecteur francophone, l'atout décisif est la proximité : Turin est la grande ville italienne la plus proche de la France, accessible par le rail et les tunnels alpins.
Découvrir Turin
La première raison de venir. Le Museo Egizio conserve le fonds égyptien le plus important hors du Caire, constitué sur deux siècles et présenté dans un bâtiment qui lui est entièrement consacré. C'est l'échelle qui surprend : une galerie de statuaire monumentale, un ensemble funéraire intact présenté tel qu'il a été trouvé, des papyrus dont une carte célèbre, et des salles d'objets du quotidien qui expliquent la civilisation mieux que les monuments. Comptez trois heures au minimum et réservez un créneau à l'avance, surtout le week-end. Le cartel est bilingue et l'audioguide vaut la peine.
Ce sont deux villes très différentes, et Turin est la plus calme et, pour les musées, la plus riche. Elle conserve la première collection égyptienne hors du Caire, le musée national du cinéma dans un monument que l'on gravit en ascenseur, et un centre baroque doté de dix-huit kilomètres d'arcades. On y mange et l'on y dort nettement moins cher, il y a moins de monde, et Milan est à moins d'une heure en train rapide, ce qui rend la combinaison simple. Si vous venez pour la mode et les boutiques, Milan l'emporte ; pour les musées, la table, les cafés et la marche, c'est Turin.
Trois heures au minimum, une demi-journée si vous le prenez au sérieux : la collection déploie des salles entières de statuaire, un ensemble funéraire intact présenté tel qu'il fut découvert et un fonds considérable de papyrus — ce n'est pas une étape d'une heure entre deux autres. Réservez un créneau à l'avance, en particulier le week-end et pendant les vacances, où les files sont longues. Le cartel est bilingue et l'audioguide apporte beaucoup. La première heure d'ouverture est sensiblement plus calme que l'après-midi.
Presque certainement pas, et mieux vaut le savoir avant d'organiser un voyage autour. Le linge est conservé à la cathédrale mais n'est pas exposé en permanence : les ostensions publiques sont rares et séparées par de nombreuses années, et elles sont annoncées longtemps à l'avance. Ce que l'on visite au quotidien, c'est la cathédrale elle-même, la chapelle qui abrite le reliquaire, et un musée voisin consacré à l'histoire de l'objet et aux examens scientifiques dont il a fait l'objet. Qui se déplacerait spécialement doit vérifier qu'une ostension est programmée avant de réserver.
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