Aperçu
Randonnée sur les levadas
Forêt laurifère et sommets
Vin de Madère et marché
Piscines naturelles et Porto Santo
Culture
Infos pratiques
Funchal occupe un amphithéâtre naturel sur la côte sud de Madère : la ville monte en pente raide depuis le port, et derrière elle les sommets dépassent 1 800 mètres. C'est la base d'une île qui surprend ceux qui l'ont réservée comme une destination de plage — Madère n'a presque pas de sable, et ce qu'elle offre à la place est l'un des plus beaux réseaux de marche d'Europe. Les levadas, canaux d'irrigation creusés au fil des siècles pour conduire l'eau du nord humide vers le sud cultivé, sont doublées de sentiers d'entretien : plusieurs centaines de kilomètres de marche quasi plate, à travers la forêt laurifère, le long de parois et jusque dans des ravins autrement inaccessibles. Pour un marcheur français habitué aux GR, la comparaison éclaire tout : même densité de balisage, même culture du sentier, mais des tracés qui suivent des courbes de niveau plutôt que des cols. La forêt elle-même, la laurisilva, est un vestige classé à l'UNESCO d'un type de boisement qui couvrait jadis l'Europe méridionale. En ville, la vieille ville aux portes peintes et le marché couvert tiennent un centre compact ; un téléphérique monte à Monte, d'où l'on redescend traditionnellement en toboggan d'osier guidé par deux hommes en canotier ; et les chais versent le vin muté qui porte le nom de l'île. Face aux Canaries, l'argument de Madère n'est pas la plage : c'est la marche, la verdure et un hiver doux.
Découvrir Funchal
Les levadas sont des canaux d'irrigation taillés à travers l'île pour conduire l'eau du nord pluvieux vers le sud cultivé, et les sentiers d'entretien qui les bordent forment aujourd'hui le plus beau réseau de marche des îles atlantiques. Parce qu'elles suivent les courbes de niveau, la plupart sont quasi plates malgré un relief spectaculaire : un marcheur ordinaire traverse ainsi des ravins et longe des parois qui exigeraient sinon de l'escalade. La Levada do Caldeirão Verde et les sentiers de Rabaçal sont les classiques. Emportez une lampe pour les tunnels, acceptez d'avoir les pieds mouillés, et vérifiez l'ouverture du tracé après une tempête.
La question se pose à tous les hivers francophones et la réponse est claire. Les Canaries offrent des plages, une infrastructure balnéaire considérable et un ensoleillement plus fiable au sud. Madère offre du vert, de la marche quotidienne, une vraie ville qui existait avant le tourisme, et une douceur plutôt qu'une chaleur. Si votre projet est de vous poser sur du sable, allez aux Canaries. Si vous voulez marcher tous les jours dans des paysages spectaculaires et dormir dans une ville qui a une vie propre, Madère est nettement supérieure — et janvier y est une excellente période.
Les levadas sont des canaux d'irrigation creusés à travers l'île pendant des siècles pour conduire l'eau du nord pluvieux vers le sud cultivé, et les sentiers d'entretien qui les longent forment un réseau de plusieurs centaines de kilomètres. Comme les canaux suivent les courbes de niveau, la marche reste quasi plate malgré un relief spectaculaire — ravins, parois et forêt profonde qui demanderaient autrement des compétences d'alpiniste. Un marcheur habitué aux GR s'y retrouvera immédiatement. Prévoyez une lampe pour les tunnels non éclairés, des pieds mouillés, et soyez honnête sur votre rapport au vide : certaines sections longent des à-pics sans protection.
Très peu, et c'est la déception la plus fréquente de ceux qui réservent sans se renseigner. L'île est volcanique et pratiquement dépourvue de sable ; elle propose à la place des piscines naturelles creusées dans la lave — celles de Porto Moniz sont les plus connues —, des lidos où l'on descend à l'échelle dans l'Atlantique et des plateformes rocheuses. Si le sable est le but du voyage, l'île voisine de Porto Santo en aligne neuf kilomètres, à deux heures de bateau ou à un court vol, ce qui en fait une escapade d'une nuit très simple depuis Funchal.
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