Santo Domingo : la Zone coloniale, la bachata et le malecón

Guide de la ville avec infos clés, voyages, business et culture.

République dominicaineDistrito Nacional

Aperçu

Santo Domingo est une capitale caraïbe de trois millions d'habitants qui possède, en son centre, un petit quartier de pierre du XVIe siècle — et c'est justement là que la ville sort le soir.

La Zone coloniale

Un damier compact de ruelles de calcaire au-dessus de l'Ozama — la plus ancienne cathédrale conservée des Amériques, des bâtiments de pierre à patios, et des places qui se remplissent la nuit.

Bachata et merengue

Deux musiques mondiales nées sur cette île et restées ordinaires ici — accordéon et tambora, bachata au patrimoine immatériel de l'UNESCO, enceintes du colmado sur le trottoir.

Le baseball d'hiver

D'octobre à janvier, un stade à tambours et cuivres, danseuses entre les manches — bon marché, assourdissant, plus proche d'une tribune de football que du modèle nord-américain.

Le malecón et Los Tres Ojos

Des kilomètres de front de mer qui servent de promenade et de scène de carnaval, et trois lagunes limpides au fond de puits calcaires effondrés, à l'est du fleuve.

Mangú, sancocho et mamajuana

Purée de plantain vert et « trois coups » au petit-déjeuner, la bandera à midi, le sancocho quand la famille se réunit, et le rhum macéré sur écorces et herbes.

Les plages du dimanche

Pas de plage en ville — le rivage est rocheux — mais Boca Chica et Juan Dolio à moins d'une heure vers l'est, peu profondes et protégées par le récif, où va la capitale.

Histoire

L'établissement à l'embouchure de l'Ozama date de 1498, et son noyau de pierre est le plus ancien quartier bâti par des Européens continûment habité des Amériques, avec la plus ancienne cathédrale conservée du continent. La ville moderne s'est développée vers l'ouest le long de la côte, et la trame ancienne n'a jamais été vidée au profit d'un périmètre patrimonial : elle reste un quartier vécu, avec ses commerces, ses écoles et ses bars au milieu des pierres du XVIe siècle.

Culture

Le mangú — purée de plantain vert, avec fromage frit, salami et œuf pour los tres golpes — est le petit-déjeuner courant. La bandera (riz, haricots, viande) est le déjeuner ordinaire, et le sancocho, ragoût longuement mijoté, le plat des réunions de famille. Cacao et café de l'intérieur sont excellents ; la mamajuana est la macération locale de rhum sur écorces. Festivals : Le carnaval, tout au long de février, Le festival du merengue sur le malecón, La ligue d'hiver de baseball, d'octobre à janvier. Musées : L'Alcázar et sa collection de mobilier d'époque, Museo de las Casas Reales, Museo del Hombre Dominicano.

Infos pratiques

Sécurité : Grande ville où s'appliquent les précautions habituelles : rester dans les rues fréquentées après la nuit tombée, prendre un taxi par application plutôt que marcher d'un quartier à l'autre le soir, et surveiller ses affaires sur le malecón et dans la foule. La Zone coloniale est bien tenue et animée en soirée. Saison cyclonique de juin à novembre, maximum d'août à octobre. Langue : Espagnol, parlé vite et avec les fins de mots avalées — l'espagnol dominicain est réputé rapide. L'anglais se pratique dans les hôtels et les restaurants de la Zone coloniale, beaucoup moins ailleurs ; le français n'est pas d'usage courant. Monnaie : Peso dominicain. Les cartes passent dans les hôtels, les restaurants et les supermarchés ; colmados, conchos et cuisine de rue fonctionnent en espèces, et il vaut mieux garder de petites coupures.
Aperçu voyage

Il y a de fortes chances que ce voyage commence par une salle de danse plutôt que par un guide : la bachata est depuis une quinzaine d'années un pilier des cours en France, en Belgique, en Suisse et au Québec, et des centaines de milliers de francophones l'ont apprise sans jamais venir là où elle est née. C'est ici. Elle et le merengue sont sortis de cette île, et ce ne sont pas des musiques patrimoniales : c'est ce qui joue le mardi soir devant l'épicerie du coin. Or presque personne ne voit la capitale — les vols charters déposent les vacanciers à Punta Cana et les complexes sont ailleurs — ce qui laisse à Santo Domingo un avantage rare : une grande ville caraïbe, bruyante et vivante, où le tourisme est marginal plutôt que structurel. Son centre est la Zone coloniale, damier compact de ruelles de calcaire clair près de l'embouchure de l'Ozama, tracé à partir de 1498, avec la plus ancienne cathédrale conservée des Amériques et une série de bâtiments de pierre, de places et de patios de la même époque. Ce qui rend le quartier habitable pour le visiteur, ce ne sont pas les dates : c'est qu'on y vit. Écoles, quincailleries, coiffeurs et bars partagent les rues avec les monuments, et les places se remplissent le soir de familles, de dominos et de musique. Au-delà, la ville file vers l'ouest derrière le malecón, front de mer de plusieurs kilomètres qui sert de jardin collectif. Ajoutez le baseball, plus proche d'une institution civique que d'un sport, et une cuisine qui récompense l'attention : deux ou trois jours dans la capitale sont la partie du voyage dominicain que l'on saute, et que l'on regrette.

Découvrir Santo Domingo

Le vieux quartier est petit — vingt minutes suffisent à le traverser — et son plaisir tient à la matière plus qu'aux monuments. Les rues sont étroites et pavées de calcaire clair, les bâtiments bas et à murs épais, avec de profonds embrasements de fenêtres et des patios intérieurs, et la trame descend jusqu'à l'Ozama où le sol tombe vers l'eau. La chronologie, dite une fois et laissée tranquille : l'établissement date de 1498, la cathédrale est la plus ancienne conservée des Amériques, et plusieurs édifices de pierre alentour sont de la même période, dont l'Alcázar, qui abrite aujourd'hui un musée de mobilier et d'objets. La Calle las Damas, qui longe le côté est, est la plus belle rue à parcourir. Ce qui empêche le quartier de n'être qu'un décor patrimonial, c'est qu'il n'a jamais été vidé : les mêmes îlots abritent écoles, commerces de quartier, barbiers et ateliers, et le soir la Plaza de España se garnit le long de la terrasse au-dessus du fleuve tandis que le Parque Colón accueille joueurs de dominos et cireurs de chaussures. Sortez à la nuit plutôt qu'à midi : la pierre restitue la chaleur du jour, et ce quartier est fondamentalement nocturne.

Questions fréquemment posées

Oui, et c'est précisément ce que l'on saute. Santo Domingo est une vraie ville caraïbe et non une station : un petit quartier ancien en pierre réellement habité, le berceau du merengue et de la bachata, et le baseball en hiver. Deux ou trois jours suffisent, et le voyage n'a rien à voir avec Punta Cana.

Pas en ville : le rivage du malecón est rocheux, et le boulevard sert de promenade et non de front de plage. Boca Chica et Juan Dolio se trouvent à moins d'une heure vers l'est, peu profondes et abritées par le récif — ce sont les plages du dimanche des habitants.

Pas dans un spectacle. Les places de la Zone coloniale le week-end et n'importe quel colmado ayant sorti ses enceintes suffisent, et le vieux quartier compte de vraies pistes où l'on danse sérieusement et où un débutant est bienvenu. Attendez-vous à une bachata plus sobre et plus musicale que les variantes enseignées en salle.

Missions diplomatiques à Santo Domingo

4 missions dans cette ville, regroupées par région.