Togo

🇹🇬

Indicatif Téléphonique

+228

Capitale

Lome

Population

8,8 millions

Nom Natif

Togo

Région

Afrique

Afrique de l’Ouest

Fuseau Horaire

Greenwich Mean Time

UTC±00

Le Togo est l'un des plus petits pays d'Afrique de l'Ouest : à peine 160 kilomètres de large, mais près de 600 du nord au sud, du golfe du Bénin jusqu'à la frontière du Burkina Faso, encadré par le Ghana à l'ouest et le Bénin à l'est. Le pays compte environ 8,8 millions d'habitants, principalement dans le sud, autour de la capitale Lomé. La capitale est posée directement sur l'Atlantique, à la frontière ghanéenne, et concentre l'essentiel de l'économie, de la vie universitaire, culturelle et gastronomique du pays. Le français y est langue officielle et de fonctionnement ; on parle ensuite l'éwé dans le sud (partagé avec le Ghana), le mina sur le littoral, le kabiyè dans le nord autour de Kara et le tem dans la région de Sokodé. Pour le voyageur francophone, le Togo est un terrain naturellement accessible. Air France assure la liaison directe Paris-CDG–Lomé en environ 6 heures et demie, Brussels Airlines un vol quotidien sans escale depuis Bruxelles, et Lomé est en outre la base d'ASKY Airlines, compagnie panafricaine au réseau dense en Afrique de l'Ouest et centrale. Lomé abrite l'Ambassade de France ainsi que le réseau culturel français —Institut français du Togo, Alliance française de Lomé— et la coopération bilatérale est portée de longue date par l'Agence française de développement (AFD), présente dans les secteurs de l'eau, de l'énergie, de la formation professionnelle et de la santé. Le Togo est membre de l'Organisation internationale de la Francophonie ; la communauté togolaise en France et en Belgique est ancienne et active. Le pays compte un seul bien inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO : Koutammakou, le pays des Batammariba (inscrit en 2004), dans la vallée du Tamberma au nord-est, le long de la frontière béninoise. C'est un paysage culturel d'environ 50 000 hectares dans l'Atakora, où les Batammariba habitent depuis des siècles dans leurs tatas, ou takienta : tours d'habitation à deux niveaux en terre rouge et chaume, fortifiées, regroupant greniers, cuisine, chambres et autels ancestraux en un seul édifice. Les takienta comptent parmi les architectures vernaculaires les plus photographiées d'Afrique de l'Ouest. À Paris, les amateurs d'art vodou retrouveront d'ailleurs au musée du quai Branly – Jacques Chirac une collection de référence consacrée à l'aire culturelle Bénin–Togo, complément utile à toute préparation de voyage. L'itinéraire touristique classique se déploie sur un seul axe nord-sud : Lomé sur la côte ; le lac Togo et Togoville, haut lieu du vodou togolais ; la région des Plateaux autour de Kpalimé, avec le mont Agou et ses cascades ; les monts Atakora avec Sokodé et Kara ; et enfin Koutammakou. Sept à quatorze jours suffisent. Les deux grands parcs nationaux —Fazao-Malfakassa au centre et Kéran au nord— protègent éléphants, hippopotames, antilopes et léopards. Côté visa, le Togo a supprimé le visa à l'arrivée. Tous les voyageurs non CEDEAO sollicitent l'e-visa au moins cinq à six jours ouvrables avant le départ sur voyage.gouv.tg ; le visa touristique standard de 15 jours coûte autour de 40 USD, une formule jusqu'à 90 jours est disponible à un tarif plus élevé. La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire. La monnaie est le franc CFA d'Afrique de l'Ouest (XOF), avec parité fixe à l'euro à 655,957 XOF = 1 EUR.

Conditions de visa pour le Togo

Le Togo fonctionne désormais en e-visa exclusif : il n'y a plus de visa à l'arrivée. Tous les voyageurs non CEDEAO —titulaires de passeports français, belges, suisses, canadiens, marocains, tunisiens, algériens et de la plupart des autres— sollicitent leur visa au moins cinq à six jours ouvrables avant le départ sur le portail officiel voyage.gouv.tg. Le visa touristique électronique standard est à entrée unique, valable 15 jours, et coûte environ 40 USD payés en ligne par carte bancaire internationale ; un visa touristique de longue durée allant jusqu'à 90 jours est disponible à un tarif majoré. Les ressortissants des États membres de la CEDEAO (Bénin, Burkina Faso, Cabo Verde, Côte d'Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone) entrent sans visa au titre du protocole régional de libre circulation pour des séjours allant jusqu'à 90 jours, le certificat de fièvre jaune restant exigé. Le passeport doit être valable au moins trois mois après la date d'entrée prévue (six mois pour les résidents au Togo) et présenter une page vierge. Le certificat de vaccination contre la fièvre jaune (établi sur le carnet jaune de l'OMS au moins dix jours avant le départ) est obligatoire ; le Togo se trouve dans la zone de transmission de la fièvre jaune et le carnet est contrôlé à tous les points d'entrée. À cela s'ajoute la formalité d'enregistrement en ligne : le voyageur remplit le formulaire avant l'arrivée puis avant le départ ; l'opération est intégrée au flux de l'e-visa sur voyage.gouv.tg. Le transit par Lomé exige un visa, sauf si l'on reste côté international sur un itinéraire en correspondance unique : à confirmer auprès de la compagnie aérienne. Une déclaration de devises est requise à partir de l'équivalent de 10 000 USD à l'entrée comme à la sortie. Les frontières terrestres avec le Ghana, le Bénin et le Burkina Faso peuvent fermer ponctuellement —notamment à l'occasion d'élections dans l'un des pays voisins— ; vérifier l'accessibilité peu avant le départ. Les visas d'affaires, de travail, d'études et de long séjour passent par le même portail ou par l'Ambassade du Togo en France (8, rue Alfred Roll, 75017 Paris), avec les pièces justificatives correspondantes ; pour les ressortissants belges, suisses ou canadiens-francophones, l'ambassade de Paris est habituellement compétente, à confirmer selon la résidence. Avant toute réservation, on consulte la fiche pays du Centre de crise et de soutien du ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères (Quai d'Orsay), des Affaires étrangères belges, de la Direction consulaire suisse (DFAE) ou d'Affaires mondiales Canada selon le pays de résidence.

Types de Visa Courants

E-visa touristique (15 jours)

15 jours, entrée unique. Passeport valable trois mois après l'arrivée, une page vierge, certificat de fièvre jaune obligatoire. Demande sur voyage.gouv.tg au moins cinq à six jours ouvrables avant le voyage, environ 40 USD réglés par carte internationale via le portail. L'e-visa imprimé et le certificat d'enregistrement en ligne sont présentés à tout point d'entrée.

Tourisme, visite familiale et courts séjours d'affaires pour la quasi-totalité des passeports non CEDEAO. Demande en ligne sur voyage.gouv.tg avant le départ. Visa standard pour le circuit classique Lomé–lac Togo–Kpalimé–Koutammakou et pour les voyages allant jusqu'à deux semaines.

E-visa touristique (jusqu'à 90 jours)

Jusqu'à 90 jours, entrée unique ou multiple selon le choix. Passeport valable trois mois après l'arrivée, une page vierge, certificat de fièvre jaune obligatoire. Demande au moins cinq à six jours ouvrables avant le départ. Tarif variable selon la durée. Certificat d'enregistrement en ligne intégré au même flux.

Séjours plus longs, itinéraires combinant plusieurs régions (Lomé plus Atakora nord et Plateaux centre), visites familiales et voyages culturels approfondis. Même portail que le visa de 15 jours, durée allongée confirmée à l'étape de la demande.

Entrée sans visa pour les ressortissants CEDEAO

Séjours allant jusqu'à 90 jours. Passeport ou carte d'identité CEDEAO suffisent ; le certificat de fièvre jaune reste obligatoire. Entrée par voie aérienne à l'aéroport Gnassingbé Eyadéma (LFW, Lomé) ou par voie terrestre aux principaux postes frontaliers d'Aflao–Lomé (avec le Ghana), d'Hilakondji–Sanvee Condji (avec le Bénin) et de Cinkassé (avec le Burkina Faso).

Ressortissants des quatorze autres États membres de la CEDEAO (Bénin, Burkina Faso, Cabo Verde, Côte d'Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone) au titre du protocole régional de libre circulation.

Affaires, travail, études et transit

Visa d'affaires de 30 jours à 12 mois, lettre d'invitation d'un hôte enregistré au Togo requise. Visa de travail d'un an, renouvelable, contrat de travail et autorisation préalable de la direction du travail nécessaires. Visa d'études sur admission universitaire (Université de Lomé, Université de Kara). Visa de transit de 24 à 72 heures pour les voyageurs traversant Lomé vers un pays voisin. Délais de traitement de quatre à huit semaines pour les catégories longues, cinq à six jours ouvrables en standard pour les transits.

Activité professionnelle, emploi, études et transit court par Lomé. Lomé accueille le siège d'ASKY Airlines, compagnie panafricaine au réseau régional dense, et dispose de l'un des ports en eau profonde majeurs d'Afrique de l'Ouest, élément structurant pour les voyageurs d'affaires.

Informations pratiques

Le Togo a supprimé le visa à l'arrivée. Tous les voyageurs non CEDEAO sollicitent l'e-visa au moins cinq à six jours ouvrables avant le départ sur voyage.gouv.tg. Le visa touristique standard est à entrée unique, valable 15 jours, environ 40 USD réglés par carte internationale via le portail ; un visa touristique de longue durée allant jusqu'à 90 jours est disponible à un tarif plus élevé. Le certificat d'enregistrement en ligne est intégré au flux de l'e-visa et doit être complété avant l'arrivée et avant le départ. Les ressortissants des États CEDEAO entrent sans visa pour des séjours allant jusqu'à 90 jours, le certificat de fièvre jaune restant exigé.

Le certificat de vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour entrer au Togo : établi sur le carnet jaune de l'OMS au moins dix jours avant le départ et présenté à l'arrivée. Le pays se trouve dans la zone de transmission de la fièvre jaune. Une prophylaxie antipaludique est également recommandée ; le pays est en zone endémique toute l'année. Une consultation de médecine du voyage avant le départ —centres médicaux de l'Institut Pasteur en France, Centre médical et de vaccinations internationales de la Croix-Rouge à Bruxelles, services de médecine tropicale des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), cliniques santé-voyage du Québec— est conseillée.

L'aéroport Gnassingbé Eyadéma de Lomé (LFW) est la porte d'entrée principale, avec des vols directs depuis Paris (Air France, environ 6 h 30), Bruxelles (Brussels Airlines, vol quotidien sans escale), Istanbul (Turkish Airlines), Casablanca (Royal Air Maroc), Addis-Abeba (Ethiopian Airlines) et, en saisonnier, Francfort (Lufthansa). ASKY Airlines, basée à Lomé, opère un réseau régional dense vers l'Afrique de l'Ouest et centrale —Cotonou, Abidjan, Bamako, Conakry, Dakar, Accra, Lagos, Kinshasa, Brazzaville, Douala, Libreville. Postes frontaliers terrestres : Aflao–Lomé avec le Ghana (le passage le plus fréquenté de la sous-région, très chargé le week-end), Hilakondji–Sanvee Condji avec le Bénin (sur la côtière Lagos–Lomé–Accra) et Cinkassé avec le Burkina Faso (la principale liaison nord vers le Sahel).

Guide de Voyage

Le Togo se prête à un parcours en ligne droite, du sud vers le nord, avec des distances raisonnables et un changement franc de paysages d'un climat à l'autre en quelques heures de route. Pour un voyageur depuis Paris, Bruxelles, Genève, Lyon, Marseille, Montréal ou Dakar, la liaison la plus directe reste Air France entre Paris-CDG et Lomé (environ 6 heures et demie, vols quasi quotidiens), suivie de Brussels Airlines au départ de Bruxelles (vol quotidien sans escale, autour de six heures). Royal Air Maroc via Casablanca, Turkish Airlines via Istanbul et Ethiopian Airlines via Addis-Abeba complètent l'éventail. Lomé est en outre la base d'ASKY Airlines, compagnie panafricaine domiciliée à l'aéroport Gnassingbé Eyadéma, qui dessert l'ensemble de l'Afrique de l'Ouest et centrale —Cotonou, Abidjan, Bamako, Conakry, Dakar, Accra, Lagos, Kinshasa, Brazzaville, Douala, Libreville— ce qui fait du Togo un point d'appui inhabituellement bien connecté pour un circuit régional. À Lomé même, prévoir deux à trois jours. Le Grand Marché du centre-ville est depuis des décennies le territoire des Nana Benz, ces grandes commerçantes togolaises qui ont bâti, au lendemain de l'indépendance, le négoce panafricain du wax et qui en tiennent encore les rênes. À quelques kilomètres à l'est s'étend le marché d'Akodessewa : le plus grand marché vodou en activité d'Afrique de l'Ouest, qui n'a rien d'une mise en scène pour visiteurs mais constitue le centre d'approvisionnement réel des prêtres et des guérisseurs traditionnels du Togo, du Bénin, du Ghana et du Nigeria. On y trouve plantes, statuettes en bois, poteries et textiles cérémoniels ; on demande avant de photographier et l'on dépose une petite contribution. À voir également la cathédrale, la plage de Lomé sur l'Atlantique et l'Hôtel 2 Février, tour moderniste de 36 étages inaugurée en 1980 qui structure la silhouette de la ville. Pour les francophones, l'Institut français du Togo et l'Alliance française de Lomé proposent une programmation continue —films, concerts, expositions, débats— et constituent les premiers relais culturels sur place ; l'Ambassade de France à Lomé est l'interlocuteur consulaire de référence pour les ressortissants français. La scène musicale togolaise est l'une des plus vives de la sous-région : les vendredis soir au Kilimanjaro et dans les boîtes du quartier d'Adidogomé en témoignent, comme l'héritage encore vivant de Bella Bellow, King Mensah ou du collectif Toofan dans les charts panafricains. À l'est de Lomé commence la côte vodou. Aného, ancienne ville coutumière de pêcheurs avec sa cathédrale du XIXᵉ siècle et son marché aux poissons en bord de lagune, est le théâtre du Yêkê Yêkê de Glidji début septembre, nuit où le grand prêtre révèle la couleur de la pierre sacrée pour l'année à venir (le blanc annonce paix et prospérité). Plus dans les terres, sur la rive nord du lac Togo, se trouve Togoville : cœur historique du vodou togolais, et en même temps lieu de pèlerinage catholique, avec la petite basilique Notre-Dame du Lac voisine du palais royal de la dynastie Mlapa. Sur le lac, les pirogues, les villages de pêcheurs et les résidences de fin de semaine des Lomésiens font partie du décor. À 120 kilomètres au nord-ouest de la capitale s'ouvre la région des Plateaux autour de Kpalimé, contrepoint montagneux et boisé du littoral. Le mont Agou culmine à 986 mètres ; par temps clair, la vue porte jusqu'au lac Volta côté ghanéen. Les cascades de Kpime, Womé et Kamalo, les plantations encore en exploitation de cacao et de café —l'arabica togolais alimente des torréfacteurs de spécialité en France, en Belgique et au Québec— et les forêts à papillons des environs de Kloto, dont le Centre des Papillons a recensé plus de 1 000 espèces, font de la région un complément de deux à trois jours très agréable. Kpalimé même tient un marché du vendredi animé, plusieurs petites galeries et des ateliers de batik et de tissage. Plus au nord, les monts Atakora longent la frontière orientale, d'Atakpamé à Sokodé puis Kara. Sokodé, deuxième ville du pays, est à majorité musulmane, conserve la grande mosquée du vendredi et l'héritage du sultanat tem-kotokoli ; la fête du couteau Adossa-Gadao s'y tient fin août ou début septembre. Kara, capitale des Kabiyè, accueille en juillet l'Évala, la grande compétition de lutte initiatique des jeunes Kabiyè. À l'ouest de Sokodé, le parc national de Fazao-Malfakassa, environ 1 920 km², abrite la dernière population significative d'éléphants du sud Togo, dans un paysage de savane boisée et la falaise du Fazao encore peu fréquenté. L'apogée culturel se situe à l'extrême nord-est : Koutammakou, dans la vallée du Tamberma, à la frontière du Bénin. Des centaines de takienta sont disséminées dans les 50 000 hectares du bien UNESCO, souvent regroupées en hameaux familiaux. Les rites d'initiation des Batammariba —le cycle difoani tous les cinq ans pour les jeunes hommes, l'akotugbalega pour les jeunes femmes— sont toujours pratiqués, et les tours ne sont pas des objets de musée : ce sont des maisons habitées. On y accède depuis Kara ou Kandé, généralement avec les coopératives locales de tourisme communautaire qui ont des accords directs avec les familles. Les amateurs trouveront un complément précieux à Paris, au musée du quai Branly – Jacques Chirac, dont la collection consacrée à l'aire vodou Bénin–Togo est l'une des plus complètes au monde. Coopération et présence française : l'AFD finance depuis de longues années des programmes dans l'eau potable, l'électrification rurale, la formation professionnelle et la santé, et la France est l'un des premiers partenaires bilatéraux du Togo dans l'enseignement supérieur, avec des accords entre l'Université de Lomé et plusieurs universités françaises. L'Institut français du Togo et l'Alliance française de Lomé portent une programmation culturelle continue. La diaspora togolaise en France, concentrée principalement en Île-de-France, autour de Lyon et à Marseille, ainsi qu'en Belgique, contribue à un trafic familial soutenu sur Paris-Lomé. La cuisine togolaise s'inscrit dans la grande famille du golfe du Bénin : fufu (pâte d'igname ou de manioc avec sauce d'arachide, de noix de palme ou de légumes), akoumé (semoule de maïs fermentée), gboma dessi (ragoût d'épinards et de poisson, plat national du quotidien), tilapia et dorade grillés du lac Togo et de l'Atlantique, akpan (boisson fermentée de maïs), le célèbre vin de palme de Lomé et son distillé le sodabi, l'abolo (pain de maïs), le koliko (chips de manioc) et les bières locales (Pils, Ngok, Awooyo). L'hospitalité togolaise — l'akwaba du sud éwé, le togba du nord kabiyè — reste, pour beaucoup de voyageurs francophones, l'impression la plus durable du séjour. Meilleure saison : l'harmattan sec de novembre à février, températures clémentes, ciel parfois voilé en janvier ; c'est la fenêtre standard pour Koutammakou et les parcs nationaux. Mars est chaud et sec ; d'avril à début juillet, grande saison des pluies au sud et dans les Plateaux (les chutes de Kpalimé sont alors à leur plus impressionnant, mais certaines pistes peuvent être coupées) ; petite saison sèche de juillet à mi-septembre ; petite saison des pluies de mi-septembre à mi-novembre.

Façons de Découvrir Cette Destination

Koutammakou — pays des Batammariba (UNESCO)

Koutammakou, dans la vallée du Tamberma au nord-est du pays, à la frontière du Bénin, est la grande carte culturelle du Togo : un paysage de quelque 50 000 hectares, parsemé des fameuses takienta —tours d'habitation à deux niveaux en terre rouge et chaume, fortifiées, dans lesquelles les Batammariba vivent depuis des siècles. Chaque takienta intègre greniers, cuisine, chambres et autels ancestraux dans un seul édifice ; il en existe des centaines, souvent regroupées en hameaux familiaux. Les rites d'initiation des Batammariba —le cycle difoani tous les cinq ans pour les jeunes hommes, l'akotugbalega pour les jeunes femmes— sont toujours pratiqués. Les tours ne sont pas des objets de musée : ce sont des maisons habitées. On accède au site depuis Kara ou Kandé, généralement par l'intermédiaire des coopératives locales de tourisme communautaire qui ont passé des accords directs avec les familles. À Paris, la collection vodou Bénin–Togo du musée du quai Branly – Jacques Chirac offre un excellent complément avant ou après le voyage.

Lomé — Grand Marché, marché vodou d'Akodessewa et front de mer

Capitale côtière à la frontière ghanéenne, Lomé ouvre tout itinéraire togolais et mérite deux à trois jours. Le Grand Marché du centre est depuis des décennies le territoire des Nana Benz, ces grandes commerçantes togolaises qui ont fait du wax togolais une référence panafricaine après l'indépendance. Quelques kilomètres plus à l'est, le marché d'Akodessewa est le plus grand marché vodou en activité d'Afrique de l'Ouest, fournissant prêtres et guérisseurs traditionnels du Togo, du Bénin, du Ghana et du Nigeria : un site religieux en exercice et non un décor pour visiteurs. À voir également la cathédrale, l'Hôtel 2 Février (tour moderniste de 36 étages inaugurée en 1980, signature de la silhouette de Lomé), la plage de Lomé sur l'Atlantique, la nouvelle Lomé Marina et le petit Musée National du Togo. Pour les francophones, l'Institut français du Togo et l'Alliance française de Lomé concentrent l'essentiel de la programmation culturelle institutionnelle (cinéma, concerts, expositions, débats). Le vendredi soir, des salles comme Le Kilimanjaro accueillent l'une des scènes musicales en direct les plus actives de la région.

Togoville, Aného et la côte vodou

À l'est de Lomé, l'Atlantique et le lac Togo abritent la couche culturelle la plus dense du pays. Togoville, sur la rive nord du lac Togo à 35 km de la capitale, est le cœur historique du vodou togolais et un lieu de pèlerinage continu : la petite basilique catholique Notre-Dame du Lac jouxte le palais royal de la dynastie Mlapa, et des pirogues traversent le lac depuis Agbodrafo, sur la rive sud. Plus à l'est, sur l'Atlantique, Aného est l'ancienne ville coutumière de pêcheurs, avec sa cathédrale du XIXᵉ siècle, son marché aux poissons en bord de lagune et le quartier de Glidji-Anyron — théâtre du Yêkê Yêkê de Glidji début septembre, lorsque le grand prêtre révèle la couleur de la pierre sacrée pour l'année à venir (le blanc annonce paix et prospérité). C'est l'un des grands rendez-vous religieux du calendrier ouest-africain.

Kpalimé, mont Agou et région des Plateaux

À 120 kilomètres au nord-ouest de Lomé, la région des Plateaux autour de Kpalimé est le contrepoint montagneux et boisé du littoral. Le mont Agou culmine à 986 mètres ; par temps clair, on aperçoit le lac Volta du côté ghanéen et l'Atlantique de l'autre. Les cascades de Kpime, Womé et Kamalo, les plantations encore en exploitation de cacao et de café —l'arabica togolais alimente des torréfacteurs de spécialité en France, en Belgique et au Québec— et les forêts à papillons des environs de Kloto, dont le Centre des Papillons a recensé plus de 1 000 espèces, composent une extension agréable de deux à trois jours. Kpalimé même tient un marché du vendredi animé, plusieurs petites galeries et des ateliers de batik et de tissage ; le mont Agou et les chutes voisines se font en demi-journée.

Fazao-Malfakassa et faune du nord Atakora

Les deux grands parcs nationaux du Togo —Fazao-Malfakassa au centre et Kéran au nord— protègent éléphants, hippopotames, antilopes (cob, bubale, hippotrague), buffles, léopards et environ 250 espèces d'oiseaux. Fazao-Malfakassa, à l'ouest de Sokodé, est le plus grand parc du pays, environ 1 920 km², et abrite la dernière population significative d'éléphants du sud Togo dans un paysage de savane boisée et la falaise du Fazao encore peu parcouru par le tourisme. Kéran, au nord, jouxte le complexe béninois de la Pendjari et fait partie du corridor transfrontalier de faune ouest-africain. La saison sèche, de novembre à avril, reste la période standard pour l'observation animalière.

Kara, Sokodé et le nord kabiyè

L'axe central et nord, d'Atakpamé à Sokodé puis Kara, joue le rôle de contrepoids tranquille et agricole au littoral. Sokodé, deuxième ville du pays, est à majorité musulmane, garde la grande mosquée du vendredi et l'héritage du sultanat tem-kotokoli ; la fête du couteau Adossa-Gadao s'y tient fin août ou début septembre. Kara, capitale des Kabiyè, s'adosse à la chaîne de Kara et aux contreforts de l'Atakora et accueille en juillet l'Évala, la grande compétition de lutte initiatique des jeunes Kabiyè. La petite ville universitaire de Pya est toute proche. La région offre un autre rythme que celui de Lomé et un complément naturel à Koutammakou.

Cuisine togolaise, vodou et hospitalité

La cuisine togolaise appartient à la grande famille du golfe du Bénin : fufu (pâte d'igname ou de manioc avec sauce d'arachide, de noix de palme ou de légumes), akoumé (semoule de maïs fermentée), gboma dessi (ragoût d'épinards et de poisson, plat national du quotidien), tilapia et dorade grillés du lac Togo et de l'Atlantique, akpan (boisson fermentée de maïs), le célèbre vin de palme de Lomé et son distillé le sodabi, abolo (pain de maïs), koliko (chips de manioc) et les bières locales —Pils, Ngok et Awooyo. Le vodou est le tissu culturel qui relie le sud du Togo au sud du Bénin : Togoville, le marché d'Akodessewa à Lomé et le Yêkê Yêkê de Glidji marquent les étapes du circuit. L'hospitalité togolaise —l'akwaba du sud éwé, le togba du nord kabiyè— reste, pour beaucoup de voyageurs francophones, l'impression la plus durable du séjour.

Monnaie et argent

Monnaie et argent
CFA

Franc CFA d'Afrique de l'Ouest (XOF)

Code de la monnaie: XOF

Conseils pratiques sur l’argent

Le franc CFA est arrimé à l'euro

Le Togo utilise le franc CFA d'Afrique de l'Ouest (XOF), arrimé à l'euro à taux fixe. L'euro s'échange facilement dans les banques et bureaux de change à Lomé. Le franc suisse peut être échangé dans les grandes banques de Lomé — préférer convertir en euros pour simplifier.

DAB à Lomé — couverture limitée en dehors

Ecobank, Société Générale et BTCI ont des DAB à Lomé acceptant Visa et Mastercard internationaux. Dans les villes régionales principales, la couverture varie ; les zones rurales sont largement en espèces.

Cartes dans les grands hôtels — Mobile Money dominant localement

Les cartes bancaires sont acceptées dans les grands hôtels et certains restaurants de Lomé. Localement, Flooz et T-Money sont les moyens de paiement quotidiens, mais nécessitent une SIM locale.

Espèces pour les marchés et déplacements en province

Marchés, street food, taxi-brousse et commerces hors de Lomé exigent des XOF en espèces. Prévoir le budget complet avant de quitter la capitale.

Note: Vérifiez toujours les taux de change avant de voyager. Changez votre argent dans les aéroports, les banques ou les bureaux de change agréés.

Questions fréquentes sur l’argent

Villes avec missions

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Instituts culturels

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