Port-d'Espagne, Trinité-et-Tobago

Guide de la ville avec infos clés, voyages, business et culture.

Trinité-et-TobagoPort of Spain

Aperçu

Port-d'Espagne est la capitale culturelle du sud de la Caraïbe — berceau du steelpan, siège du carnaval sur lequel les autres se sont réglés, et ville qui se comprend par sa musique et sa table.

Le carnaval

J'ouvert avant l'aube puis le Parade of the Bands — un carnaval où l'on entre dans une bande plutôt qu'on ne regarde.

Panyards et steelpan

Des orchestres qui répètent en plein air dès janvier, libres d'accès — l'instrument est né dans cette ville.

Doubles et cuisine de rue

Pois chiches au curry dans deux galettes bara le matin, roti à toute heure, bake-and-shark à Maracas.

La Savannah et les demeures

Une immense pelouse centrale ceinturée d'une route, bordée de sept demeures ouvragées toutes différentes.

Culture

Trinité compte la plus importante population indo-caribéenne des Amériques et sa cuisine en est le résultat quotidien plutôt qu'une tradition séparée. Les doubles — pois chiches au curry entre deux galettes bara frites et souples — sont l'institution du petit-déjeuner, commandés selon le niveau de piment et mangés debout au comptoir ; les habitués défendent leur vendeur comme on défend ailleurs une pizzeria. Le roti se mange à toute heure, le pholourie à la sauce tamarin est l'en-cas, et le pelau, plat de riz et de viande en un seul chaudron, revient à chaque réunion. Le bake-and-shark appartient spécifiquement à la plage de Maracas, où l'on garnit soi-même. L'avenue Ariapita concentre restaurants et bars, et le rhum trinidadien comme l'angusture sont produits ici. Festivals : Le carnaval, le lundi et le mardi précédant les Cendres, Panorama, la compétition de steelbands, pendant la saison, Divali, avec les deyas allumés dans tout le pays, Hosay et Phagwa, dans le calendrier annuel. Musées : National Academy for the Performing Arts, Musée national et galerie d'art, Le jardin botanique royal, Le belvédère de Fort George.

Infos pratiques

Sécurité : Port-d'Espagne demande la vigilance que l'on applique dans n'importe quelle capitale, appliquée avec constance plutôt qu'avec inquiétude : objets de valeur hors de vue, transport organisé plutôt que la marche après la tombée du jour, pas plus d'espèces que nécessaire, et les secteurs inconnus de jour. Les foules de carnaval et les fêtes sont exubérantes et très denses : allez-y accompagné, convenez d'un point de ralliement et surveillez vos affaires dans la presse. Les avis aux voyageurs des gouvernements sont mis à jour régulièrement et constituent la bonne source à consulter avant de partir. Hors de la ville, les plages de la côte nord ont une vraie houle et des courants de retour : nagez là où des sauveteurs sont postés et respectez les drapeaux. Langue : L'anglais est la langue officielle et se parle partout. Ce que vous entendrez réellement dans la conversation est le créole trinidadien à base anglaise, dont le rythme et le vocabulaire demandent un temps d'adaptation même à un bon anglophone. Le français ne vous servira pas, mais la carte de l'île en garde la trace — Laventille, Blanchisseuse, Sans Souci, Champs Fleurs — et le créole ancien de l'île était à base lexicale française. Monnaie : Le dollar de Trinité-et-Tobago. Le dollar américain est largement accepté dans les hôtels, chez les voyagistes et dans les grands restaurants, la monnaie étant rendue en devise locale ; l'euro se change en banque. La carte fonctionne à l'hôtel, au supermarché et dans les restaurants établis, mais les comptoirs à doubles, les route taxis, les maxi-taxis, les vendeurs de rue et la restauration de plage sont en espèces, en petites coupures. Les distributeurs sont fiables en ville : retirez avant une sortie à la plage ou à la réserve.
Aperçu voyage

Si vous connaissez le carnaval de Fort-de-France ou de Pointe-à-Pitre, Port-d'Espagne vous tend le miroir grandeur nature : même saison, traditions de mas apparentées, mais une autre échelle et une autre musique — et c'est ici que le steelpan a été inventé. Voilà ce qu'il faut comprendre d'abord, car cette ville n'est pas une station balnéaire et ne prétend pas l'être. C'est une capitale caribéenne qui travaille, posée sur le golfe de Paria, adossée au mur vert de la Northern Range, et dont l'importance est culturelle plutôt que pittoresque : le calypso et la soca en sont sortis, et son carnaval a servi de modèle à ceux de Notting Hill comme de Toronto. Le centre de gravité est la Queen's Park Savannah, immense pelouse ouverte en haut de la ville, ceinturée d'une route que tout le monde emprunte, bordée de coureurs et de vendeurs d'eau de coco, et qui sert de terrain de jugement quand les bandes défilent. Sur son flanc ouest s'alignent sept demeures de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, toutes différentes, dites les Magnificent Seven, dont la Boissière House et ses dentelles de bois. En contrebas, le centre ancien descend vers le front de mer. La table justifie à elle seule le séjour : les doubles, pois chiches au curry pliés dans deux galettes bara, sont l'institution du petit-déjeuner.

Découvrir Port-d'Espagne

Pour un lecteur martiniquais ou guadeloupéen, la comparaison s'impose et elle est instructive. La saison est la même et s'achève aux mêmes jours — le lundi et le mardi précédant le mercredi des Cendres, donc une date mobile — et les traditions de mas sont apparentées. Ce qui diffère est l'échelle et la bande-son : ici, la soca et le calypso mènent, le steelpan tient un rôle que les orchestres antillais ne lui donnent pas, et la compétition Panorama structure toute la saison. Autre différence de fond : à Trinité, on ne regarde pas, on entre dans une bande, on prend son costume et on marche le parcours. Faire les deux carnavals la même année est une comparaison que peu de voyageurs mènent et qui en apprend beaucoup sur les deux.

Questions fréquemment posées

La saison est la même et les traditions de mas sont apparentées, ce qui rend la comparaison naturelle ; l'échelle et la musique diffèrent nettement. À Trinité, la soca et le calypso mènent, le steelpan occupe une place que les orchestres martiniquais et guadeloupéens ne lui accordent pas, et la compétition Panorama structure toute la saison en amont. Surtout, la logique de participation y est plus poussée : on s'inscrit dans une bande, on prend un costume et on marche le parcours du mardi, plutôt que de se poster sur un trottoir. Aucun des deux n'est supérieur ; ils s'éclairent l'un l'autre, et les faire la même année est instructif.

Non, et l'y attendre est l'erreur la plus courante. Des deux îles, Trinité est l'île culturelle — carnaval, steelpan, calypso et soca, cuisine, et une observation ornithologique parmi les meilleures des Amériques — tandis que Tobago, à un court vol ou une traversée, est l'île des plages et des récifs. Port-d'Espagne elle-même n'a pas de plage : la baignade la plus proche est à Maracas ou Las Cuevas, de l'autre côté de la Northern Range, avec une vraie houle atlantique et non un lagon abrité. Venez ici pour la musique, la rue et la table, et allez à Tobago pour le sable.

L'expérience complète appartient à la saison. De janvier au carnaval, les orchestres répètent en plein air dans leur cour presque tous les soirs en préparant leur morceau du Panorama, et chacun peut se tenir au bord et écouter gratuitement — c'est ce que la ville a de mieux. En dehors de ces semaines, les cours sont beaucoup plus calmes, même si certains orchestres travaillent encore et que la National Academy for the Performing Arts présente le steelpan toute l'année. Si le pan est votre motif de voyage, visez janvier ou février ; à une autre période, renseignez-vous sur place, car des répétitions ont lieu autour d'autres compétitions.

Missions diplomatiques à Port-d'Espagne

3 missions dans cette ville, regroupées par région.