Aperçu
Château et remparts
Musées
Table et bière franconiennes
Christkindlesmarkt
Culture
Infos pratiques
Nuremberg est la principale ville de Franconie et se lit tout autrement que Munich, deux heures au sud : plus petite, plus ancienne dans son ossature, avec une culture de bière et de table que les Franconiens distinguent fermement de la bavaroise — précision qui compte pour tout voyageur n'ayant connu que Munich. La vieille ville tient dans un anneau de remparts médiévaux presque intact, dominé par le château impérial sur son rocher, et si l'essentiel a été rebâti après la guerre, il l'a été sur le plan médiéval : l'effet au niveau de la rue reste cohérent plutôt que factice. Les incontournables se serrent : le château et sa vue sur les toits, la place du marché avec sa fontaine ouvragée et l'horloge mécanique de la Frauenkirche, les maisons à colombages le long de la Pegnitz, et la maison de Dürer sous le château. La ville abrite aussi deux musées de poids — le Germanisches Nationalmuseum, le plus grand musée d'histoire culturelle germanique, et un musée du jouet qui reflète des siècles de commerce local du fer-blanc, de la poupée et du train miniature. Et puis la table : la Rostbratwurst de Nuremberg, saucisse de la taille d'un doigt vendue par trois dans un petit pain ou par douzaine sur assiette d'étain, le pain d'épices Lebkuchen, et la bière franconienne plus sombre. En décembre, le Christkindlesmarkt remplit la grand-place — un point de comparaison naturel avec Strasbourg et Colmar, en plus dense et en plus ancien.
Découvrir Nuremberg
Le Kaiserburg occupe un éperon de grès au sommet de la vieille ville, et la montée par les ruelles fait la moitié du plaisir — la Tiergärtnertorplatz, juste en dessous, est l'un des angles les plus photographiés d'Allemagne, cerné de colombages. Le château lui-même conserve un puits profond et une tour ronde à gravir, et la terrasse ouvre sur les toits de tuiles. En contrebas, le rempart médiéval subsiste presque sur tout son tracé avec ses tours et ses portes : le suivre reste la façon la plus simple de comprendre la forme de la ville.
Largement, et c'est sans doute le meilleur voyage. La vieille ville, le château et le tracé des remparts sont les mêmes en mai qu'en décembre, mais sans la foule qui rend le centre difficile à parcourir et sans les tarifs hôteliers doublés. Les deux grands musées — histoire culturelle et jouet — sont ouverts toute l'année, comme les sites du XXe siècle, et la table et la bière franconiennes ne dépendent pas de la saison. Si le marché est la raison du voyage, c'est une raison valable ; sinon, évitez décembre.
La comparaison est naturelle et instructive. Nuremberg concentre l'essentiel sur une seule grand-place plutôt que de l'étaler en plusieurs quartiers comme Strasbourg, revendique une tradition plus ancienne, et se révèle sensiblement plus dense — c'est un marché que l'on traverse au pas, pas que l'on flâne. L'artisanat y est davantage tourné vers le pain d'épices et les figurines que vers la décoration alsacienne. Aucun n'est meilleur que l'autre ; ils sont différents, et faire les deux la même année est une comparaison que peu de voyageurs pensent à mener.
Le plus souvent oui, mais pas toujours, et cela se vérifie avant de partir. La salle appartient à un palais de justice en activité, à l'ouest de la ville, et ferme aux visiteurs lorsqu'une audience s'y tient ; l'exposition permanente attenante reste accessible dans tous les cas. Le centre de documentation, sur l'ancien terrain de congrès, est un site distinct à l'autre bout de la ville, accessible en tramway, avec sa propre exposition et son esplanade. Chacun demande environ une demi-journée : ne les enchaînez pas dans la même matinée.
2 missions dans cette ville, regroupées par région.